En 2026, certains marchés immobiliers français voient leurs prix décrocher jusqu’à 30 %, quand d’autres se stabilisent. Quelles villes ciblent déjà les acheteurs selon Laforêt, Bien’ici et Fonciris, et comment saisir cette fenêtre sans faux pas ?
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
Après deux années de véritable coup de frein sur les prix, le marché immobilier français entre dans une phase plus nuancée. Selon l’INSEE, les prix des logements anciens ont reculé jusqu’à environ 5,5 % sur un an au début 2024, avant de repartir légèrement à la hausse au troisième trimestre 2025 (+0,7 % sur un an). Derrière cette moyenne qui semble rassurante, certaines villes voient pourtant leurs prix continuer à glisser nettement en 2026, offrant de vraies fenêtres de tir aux acheteurs.
C’est ce que montrent les données du réseau d’agences immobilières Laforêt pour le premier trimestre 2026 : parmi les grandes villes suivies par le réseau, six se détachent avec des baisses marquées sur quelques mois seulement. Brest, Strasbourg, Marseille, Rennes, Dijon et Nice concentrent les reculs les plus nets, alors même que les prix nationaux progressent encore légèrement de 0,5 %. Croisées avec les baromètres du portail d’annonces immobilières Bien’ici et de la plateforme de données immobilières Fonciris, ces villes apparaissent comme des terrains favorables aux négociations, à condition de rester sélectif.
D’après le réseau, les prix y reculent entre l’automne 2025 et le premier trimestre 2026, sur fond de marché qui se rééquilibre en faveur des acheteurs (offre en hausse de 9 %, demande seulement de 4 %). Les baisses restent loin d’un krach, mais suffisent à redonner du pouvoir de négociation, surtout avec des délais de vente qui atteignent en moyenne 103 jours au niveau national.
Dans ces villes, la marge de négociation moyenne grimpe à environ 5,4 % en régions, contre 3,4 % seulement à Paris selon le même baromètre, et huit ventes sur dix donnent lieu à une discussion sur le prix. Concrètement, un bien affiché 300 000 € peut se négocier de 10 000 à 15 000 € en moins si le dossier est solide, ce qui rend ces marchés attractifs pour les primo-accédants comme pour les secundo-accédants qui revendent à côté.
Le contexte national reste loin du scénario catastrophe. L’INSEE indique qu’après la phase de correction 2022‑2024, les prix des logements anciens se sont globalement stabilisés dès 2025, avec une hausse de 1,3 % pour les appartements et de 0,2 % pour les maisons au troisième trimestre. Le portail Bien’ici mesure pour sa part un prix moyen d’environ 4 818 €/m² pour les appartements en France au premier trimestre 2026 (+0,2 % sur un an) contre 2 770 €/m² pour les maisons (–0,2 %), ce qui confirme que la vraie pression à la baisse s’exerce surtout sur les maisons et sur certains marchés très localisés.
Sur les villes de plus de 30 000 habitants, le portail constate des corrections beaucoup plus franches sur le prix médian des T3 : jusqu’à près de 29 % de baisse en un an dans des communes comme Malakoff ou Creil, et plus de 20 % à Pantin ou Villeneuve‑d’Ascq. La plateforme Fonciris, qui agrège les prix signés, va encore plus loin sur les petites communes : son Top 100 des villes où les prix baissent le plus en 2026 recense des chutes comprises entre environ –40 % et –70 % sur un an. Ces chiffres spectaculaires concernent souvent des marchés très étroits, avec peu de transactions et des prix médians parfois inférieurs à 1 000 €/m².
Pour un ménage qui veut profiter de ces baisses, la clé est de viser des marchés à la fois en repli et suffisamment liquides. Les grandes villes du réseau comme Brest, Strasbourg, Marseille, Rennes, Dijon ou Nice offrent ce compromis : les prix reculent, l’offre augmente, les délais de vente s’allongent, mais la demande reste présente et la revente à moyen terme reste envisageable.
Dans les villes moyennes où le prix des T3 dévisse de 20 à 30 %, il faut examiner quartier par quartier la qualité des écoles, des transports et de l’emploi local. Quant aux petites communes du classement Fonciris, les baisses de 50 ou 60 % peuvent cacher des risques élevés de vacance locative, de difficultés de revente ou de coûts de rénovation lourds, surtout sur des logements mal classés au DPE. Comparer les prix affichés aux prix réellement signés, intégrer un budget travaux réaliste et se projeter sur un horizon de détention long restent des réflexes indispensables avant de se lancer.
Cheffe de rubrique
Droits des femmes et des enfants, violences, féminismes, genres, discriminations, parentalité, éducation, argent, travail, psychologie, santé, couple, sexualité, réseaux sociaux…. J’adore décrypter tous les sujets de société qui animent notre monde aujourd’hui. Je vous livre les informations et les tendances clés de l’actualité pour vous permettre de mieux comprendre notre société. Très sensible à l’humain, je tiens à donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas toujours et à dénicher des témoignages forts et engagés. Passée par France Inter, Psychologies Magazine, Konbini, Néon, Daily Swile et Géo j’ai rejoint l’équipe d’Aufeminin en janvier 2024.
Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour ne rien rater des prochains articles.
Suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour ne rien manquer des prochains articles
Suivez-nous sur nos réseaux sociaux pour ne rien manquer des prochains articles
Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour ne rien rater des prochains articles.