Lundi 31 mars Fête des Benjamin
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C’est une bonne nouvelle pour les investisseurs et les futurs propriétaires. Acheter au Mans coûte moins cher que l’an passé avec gain de 11 m² en moyenne pour le même investissement. Un chiffre toutefois à nuancer en fonction des biens et de leurs emplacements.
La ville du Mans serait elle le nouvel eldorado de l’immobilier? Selon une étude du courtier  MeilleurTaux, la capitale sarthoise arrive en tête des villes françaises qui ont gagné du pouvoir d’achat. Selon cette enquête, au Mans, on peut s’offrir pour le même prix, 11m² de plus que l’an passé. Avec de bonnes opportunités pour les investisseurs et les futurs propriétaires qui profitent à plein de la baisse des taux d’intérêts. Un chiffre à nuancer car tous les biens ne profitent pas cette embellie et puis il s’agit surtout d’une correction du marché après plusieurs années de hausse. Les explications de Pedro Chami, Directeur de Citya immobilier qui possède 3 agences au Mans.
Ici Maine : Selon l’enquête du MeilleurTaux, au Mans, on peut s’offrir pour le même prix 11 mètres carrés de mieux, de plus que l’an passé. Est-ce exact?
Pedro Chami : Alors oui, c’est vrai mais la nuance s’impose. Le Mans est une ville assez hétérogène avec des différence entre le nord, le sud, le centre-ville. Globalement, ce que veut dire cette étude, c’est qu’avec la baisse des taux d’intérêt, on a une correction de marché qui se fait. On est en capacité aujourd’hui, avec le même prix, d’acheter des biens un peu plus grands.
Le prix de l’immobilier au Mans a augmenté après le Covid et aujourd’hui il y a une sorte de correction. C’est pour cela que les prix baissent?
Oui, l’augmentation des prix au Mans a été assez forte. Elle était, dans certains cas, presque de 30 à 35%. Pour vous donner un exemple assez simple, à côté de l’université, on vendait des studios entre 35 et 40 000 euros en 2019. En 2021-2022, il y en a qui se sont vendus à 60 000, 65 000 voire 70 000 euros. Il y a eu une forte augmentation des petits biens. C’est là où la nuance s’impose, si vous voulez. Vous avez la vente et l’investissement sur les petits biens, les studios, les T1, les T2, qui aujourd’hui restent assez demandés et qui, eux, ne baissent pas trop. Et vous avez d’un autre côté une baisse sur la maison, la grande maison, les T4, T5 en résidence principale. C’est là où on peut acheter plus grand avec le même budget.
Et j’imagine que ça dépend aussi des quartiers ?
Évidemment, ça dépend des quartiers. Au Mans, les quartiers au Nord et bien sûr le centre ville ont toujours la côte. Le centre a toujours été une valeur sûre, avec une évolution assez constante. Le Mans n’est pas une ville spéculative en termes d’immobilier. C’est une ville qui a connu toujours des augmentations régulières, mais pas très fortes.
Contrairement à des villes comme Tours ou Angers?
Oui principalement à cause de défiscalisation. C’est la défiscalisation qui a boosté d’une manière presque anormale certaines villes où les prix ont flambé parce qu’on achetait pour défiscaliser et non pas pour constituer un patrimoine. Le Mans a toujours été une ville de bon père de famille en immobilier où on investit mais on investit sur du moyen et du long terme.
Vous parliez de défiscalisation, est-ce que la fin de la loi Pinel a déjà un impact sur les ventes ou les investissements ?
Pas pour le moment, mais ça va avoir un impact et c’est une excellente nouvelle pour Le Mans parce que ça va remettre toutes les villes à pied d’égalité. Avant, c’était biaisé, ça veut dire que vous étiez dans une course où certains étaient bien plus avantagés par l’État. Aujourd’hui, on va être tous sur le même pied d’égalité et quand on achète au Mans, en investissement locatif, on sera plus rentable.
Quel type de biens se vend le mieux au Mans ?
Aujourd’hui, on est sur du T2, T3, tout dépend de la clientèle. En investisseur, aujourd’hui, c’est studio T1, T1 bis, T2, ça s’arrache quasiment dans la journée.
Quel est le prix du mètre carré pour ces biens ?
Alors, en moyenne, sur le quartier, si on prend la moitié nord de la ville, on est entre 1800 et 2100 euros du m². Tout dépend aussi de la qualité, parce que les DPEG ( les diagnostiques de performance énergétique) ont retiré du marché des biens en passoire énergétique. Les propriétaires ont été obligé à améliorer, à rénover. Donc plus c’est rénové, évidemment, en immeuble et en appartement, plus ça a de la valeur.
Est-ce qu’il y a des quartiers ou des communes en périphérie mancelle qui ont la côte?
Sur le Mans, les quartiers qui prennent la cote principalement, ce sont les Maillets, la Chasse Royale, parce qu’il y a eu une très belle réhabilitation des logements qui a été faite. Le centre reste le centre mais principalement Maillé, Pré-Martine, Chasse-Royale. Sur les périphéries, souvent ce sont les villes qui sont assez proches du Mans mais avec un accès aux axes autoroutiers. Sargé-les-Le-Mans est la commune qui a le plus augmentée. Coulaines remonte aussi et puis vous avez tout ce qui est côté : Changé, Yvré-L’Evêque qui restent des valeurs sûres.
Avec la baisse des taux d’intérêt, voyez-vous revenir des primo-accédants?
Oui. Pour tout vous dire, c’est la première année où, en décembre, on reçoit autant de potentiels acheteurs. Les banques ont ouvert les vannes.
Il y a une correction par rapport au taux et les banques aussi veulent reconquérir de la clientèle, donc ça c’est une excellente nouvelle et on voit des primo-accédants revenir sur le marché aujourd’hui avec un vrai pouvoir d’achat.
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