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Immobilier locatif : des mesures fiscales pour relancer le marché ont été présentées. © OUEST FRANCE
Le marché locatif inquiète les professionnels. « La crise du logement est devant nous. […] Nous n’avons rien pour redresser une offre locative de qualité », alertait la semaine passée Loïc Cantin, le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) lors d’une conférence de presse. En première ligne, les jeunes. « Ils sont des nouveaux arrivants sur le marché locatif privé, et ceux qui payent les prix les plus élevés, ce sont les derniers arrivés », pointait pour Ouest-France l’économiste Pierre Madec. 70 % des moins de 25 ans sont locataires, contre 25 % de la population totale, souligne la Cour des comptes. Sans compter que l’accession à la propriété rendue plus dure ne libère pas les biens à un rythme suffisant malgré les mesures incitatives votées pour aider les primo-accédants.
L’investissement locatif « à son plus bas niveau »
Dans cette situation, un député, Mickaël Cosson (Modem), et un sénateur Marc-Philippe Daubresse (LR) ont planché sur les moyens d’inciter les investisseurs à se positionner sur l’immobilier locatif. Leur rapport a été remis ce lundi à la ministre du Logement, Valérie Létard. Dans le neuf, l’investissement locatif est « à son plus bas niveau », avec 15 000 logements produits en 2025, soit une chute de 80 % par rapport à la période pré-Covid.
Les élus formulent cinq propositions – principalement fiscales – pour attirer les bailleurs privés, échaudés par les hausses de taxe foncière ou les nouvelles règles qui encadrent la location des passoires énergétiques. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent par exemple plus être loués dans le cadre d’un nouveau bail. La première proposition consiste à relever de 30 % à 50 % l’abattement fiscal pour les locations vides dans la limite de 30 000 €, au lieu de 15 000 aujourd’hui. Actuellement, les locations meublées bénéficient déjà d’un abattement de 50 % plafonné à 77 000 €.
Un bien loué serait sorti de l’impôt sur la fortune immobilière
Pour le « régime foncier réel », qui concerne les investisseurs dont les revenus annuels dépassent 15 000 €, ils proposent un pourcentage d’amortissement fiscal forfaitaire annuel de 5 % de la valeur pour les logements neufs loués en longue durée, chiffre porté à 4 % pour l’ancien, sous condition de travaux représentant 15 % de la valeur du bien. Cette somme est donc déduite des revenus locatifs à déclarer.
Si les propositions des deux élus sont retenues par le gouvernement, les biens loués à un loyer abordable pourraient donner droit à un « bonus de 0,5 % à 1,5 % ». Pour le micro-foncier, ce bonus serait de 5 à 15 % pour les biens loués avec un loyer abordable. Plus vous louez bas, plus le bonus est haut. Un format créé sur-mesure pour convaincre les investisseurs.
Une autre proposition prévoit la suppression des biens loués à titre de résidence principale de l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Enfin, le rapport préconise une exonération d’impôts sur le revenu et prélèvements sociaux après 20 ans de détention.
Si ces mesures sont retenues, elles s’appliqueraient aux investissements réalisés à partir du 1er décembre 2025.
L’ambiance / le décor
Le rapport qualité / prix
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Les applications mobiles du groupe SIPA Ouest-France disponibles en téléchargement