La fiscalité des locations meublées et vides pourrait évoluer en 2026. Deux amendements adoptés en commission des Finances visent à réduire un avantage clé du régime Bic-Réel, tout en rendant la location vide plus attractive pour les bailleurs.
Les règles risquent d’évoluer fortement en 2026 pour les investisseurs immobiliers. Mardi 21 octobre, la commission des Finances de l‘Assemblée nationale a adopté deux amendements visant à rééquilibrer les avantages fiscaux entre les locations nues et les locations meublées. L’un des régimes choisi par de nombreux propriétaires louant leur bien en longue durée – en l’occurrence le Bic-Réel – est en effet jugé trop avantageux, ce qui défavorise les investissements en location vide.
Le premier texte supprime ainsi l’un des dispositifs fiscaux clé de ce régime, qui le rendait jusque-là particulièrement intéressant : le fait de pouvoir déduire des amortissements de ses revenus imposables. « Le régime Bic-Réel permet d’amortir le bien et de déduire toutes les charges comme les intérêts d’emprunt, les frais d’agence, de ménage ou encore le coût de travaux. Il peut être très avantageux, notamment pour de la courte durée où les charges sont généralement plus élevées. Mais opter pour cette fiscalité implique de tenir une comptabilité détaillée », nous expliquait récemment Souheil Yansi, cofondateur des Secrets de l’immo, spécialisé en gestion locative.
Ce régime est « aujourd’hui trop avantageux puisque 68 % des contribuables ne sont pas imposés sur leurs revenus locatifs » , argumentent ainsi les dépositaires (PS) de l’amendement.
En parallèle, un second amendement a pour objectif de rehausser à 50 % (contre 30 % actuellement) le taux d’abattement du régime micro-foncier en location nue, dans la limite de 15 000 euros par an. « La croissance des locations meublées et en particulier meublées touristiques , s’accélère au détriment du parc locatif nu » , déplorent les auteurs (PS) du texte.
L’idée est donc d’harmoniser la fiscalité tout en encourageant les bailleurs à opter pour de la location vide car « plus sécurisante pour les locataires détenteurs d’un bail de trois ans (contre un an pour de la location meublée) et, d’autre part, moins onéreuse » , est-il écrit.
Reste à savoir si ces dispositifs seront également adoptés dans l’hémicycle, et ainsi intégrés au projet de loi des finances pour 2026. Une chose est sûre : les ménages souhaitant se lancer dans l’investissement locatif devront rester attentifs pour choisir le régime fiscal le plus adapté à leur projet. D’autant plus que le nouveau ministre du Logement, Vincent Jeanbrun , souhaite créer, via un amendement, un statut du bailleur privé qui vise aussi à améliorer la rentabilité de la location vide. Autant de propositions pour tenter de répondre à la crise du marché locatif qui ne cesse de s’aggraver . Au 3e trimestre 2025, l’offre locative a une nouvelle fois chuté de 7 % alors que la demande a progressé de 2 %, selon le dernier bilan de Bien’Ici .
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