En attendant d’éventuels effets de la guerre en Iran, prix et taux de crédit évoluent en légère hausse : une stabilité bienvenue pour un achat immobilier, avec des banques prêteuses.
Traditionnellement, l’arrivée du printemps rime avec perspectives de déménagement : cette saison est un temps fort de l’activité du marché immobilier. Pour les candidats à la propriété, deux paramètres sont déterminants : les prix des logements et les taux des crédits. Selon le baromètre SeLoger-Meilleurs­Agents, les prix sont en très légère progression sur un an, à + 2,6 % en moyenne dans les zones rurales, + 1,9 % à Paris et + 0,4 % dans les dix plus grandes villes françaises. Sur un mois, la tendance est même à la modération, en repli de – 0,1 % dans les 50 plus grandes villes, à l’exception de Paris, + 0,2 %.
Quant aux taux d’intérêt, ils ont amorcé une phase de légère hausse depuis l’été dernier. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, ils sont passés, hors assurance et toutes durées d’emprunt confondues, de 3,05 % en juin 2025 à 3,25 % en février 2026 en moyenne. Et les banques sont prêteuses : la dernière note du Haut Conseil de stabilité financière, le 3 mars, indiquait une progression de leur marge dérogatoire (par rapport aux mesures restreignant l’octroi des prêts) à « 17,1 % au quatrième trimestre 2025, contre 16 % un an auparavant ».
Entre une inflation sous le seuil de 2 % et des taux directeurs maintenus inchangés par la Banque centrale européenne (avant la guerre en Iran), l’horizon s’annonce plutôt stable pour les acquéreurs : compte tenu d’un prix moyen en France de 3 124 euros le m², « l’allongement des durées d’emprunt de vingt à vingt-cinq ans permet en moyenne de gagner 10 m² en augmentant la capacité d’emprunt de près de 32 700 euros, à 253 220 euros sur vingt-cinq ans, contre 220 530 euros sur vingt ans, alors que l’écart de taux n’est que de 0,1 point, 3,40 % contre 3,50 % », calcule Pierre Chapon, cofondateur du courtier Pretto. Une bonne affaire pour s’agrandir ? Pas si sûr ! Les emprunteurs ne doivent pas oublier l’impact sur le coût total du crédit : près de 43 400 euros en plus (incluant les intérêts) avec cet exemple.

« Une hausse substantielle de la charge financière pour les ménages », souligne Barbara Castillo Rico, directrice science et études économiques de SeLoger-­MeilleursAgents. Pour les emprunteurs qui le peuvent, mieux vaut augmenter son apport personnel.
Selon une étude du courtier Meilleurtaux, les dossiers financés par son intermédiaire en 2025 disposaient d’un apport moyen équivalent à « 17 % du budget total de l’achat, soit 52 000 euros. Il atteint 132 000 euros à Paris, 100 900 euros à Lyon et près de 70 000 euros à Aix-en-Provence, Bordeaux, Caen, Marseille, Nice, Rennes et Toulouse ».
Yann LeCun : « Il faut des ingénieurs encore plus qualifiés pour piloter l’IA »
Le récit glaçant d’une Française coincée sur le bateau MSC à Dubaï
Castel : l’extravagant salaire de l’indéboulonnable DG passe mal
Newsletter
Recevez les analyses et les exclusivités de la rédaction directement dans votre boite mail.
Newsletters
Recevez chaque jour le meilleur de l’information.
Nos liens utiles
A propos
Lire Challenges
LEs Applications mobiles
L'information en continu
Votre magazine en numérique
Les sites du groupe
Sciences et Avenir
La Recherche
Nous avons enregistré votre choix pour les cookies de mesure d’audience, contenu personnalisé et ciblage publicitaire.
Concernant les cookies publicitaires, un choix alternatif à l’acceptation de l’affichage de publicités ciblées vous est proposé pour donner à la Rédaction les moyens de toujours fournir une information de qualité, riche et dense :

source

Catégorisé: