Ludovic Hanocq, Directeur des Ventes Nord et Côte d’Opale chez Foncia, le confirme ; « malgré une forte dynamique cet été notamment sur les petites surfaces, nos volumes de vente ont diminué entre -10 et -15 % par rapport à 2022. Nous connaissons notamment certaines difficultés dues notamment au classement énergétique des biens en vente, en E, F ou G ». « Nos volumes de vente ont diminué : les vendeurs doivent eux-mêmes racheter un bien : ils réfléchissent donc à deux fois avant de mettre en vente », note pour sa part François Dubus. « Les clients qui totalisaient 300 000 € de budget il y a 6 mois n’ont plus que 270 000 € alors que leurs critères restent les mêmes ! Le délai de vente est actuellement de presque 3 mois en délai de vente alors qu’il était de 3 semaines il y a un an au nord de la métropole lilloise. Du côté des prix, on s’attend à une baisse dans les mois à venir », ajoute le négociateur de l’agence Mavimmobilier.
« Les prix commencent à baisser, mais c’est encore trop faible. Il est difficile aujourd’hui d’estimer la baisse, mais il faudrait que le prix du marché diminue de 25 à 30 %. Une correction doit s’effectuer, mais elle se fera lentement », précise Ludovic Hanocq. « On s’attend à des baisses de prix dans les mois à venir », note-t-on également chez Mavimmobilier.
Mais attention, la baisse des prix ne s’enclenchera pas partout dans les mêmes proportions : des disparités existeront selon les secteurs. « Le centre de Lille, Vauban ou République sont très recherchés et ne baissent pas, en tout cas actuellement. Des baisses de prix interviennent plutôt sur des secteurs moins recherchés, comme Lille sud », précise Ludovic Hanocq. « Qui plus est, la loi Climat et Résilience complexifie le marché, même si aujourd’hui des contre-mesures sont attendues par les acquéreurs. Ce sera positif pour la qualité des logements, moins pour le marché », estime-t-on chez Foncia.
Enfin, du côté des conditions de prêt, les professionnels du secteur s’accordent tous pour miser sur une amélioration : « même si les taux sont beaucoup plus hauts, les banques ouvrent à nouveau les vannes. Les taux élevés font réfléchir les acquéreurs », estime-t-on chez Foncia. Entre taux élevés et incertitudes économiques, la position actuelle d’attente de bon nombre d’acquéreurs devrait donc perdurer en 2024.
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