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Chaque été, des étudiants prennent le pari risqué de sous-louer leur appartement illégalement pour ne pas le rendre au propriétaire tout en gagnant de l’argent. Mais sans autorisation, ils s’exposent à des conséquences très lourdes : expulsion, poursuites, voire suppression des aides.
À l’approche de l’été, les touristes affluent pour découvrir Montpellier pendant que la plupart des étudiants rentrent chez leurs parents. Pour beaucoup d’entre eux, pas question de laisser filer un logement qu’ils ont mis des mois à décrocher. La sous-location devient alors une solution idéale… mais pas toujours légale.
Dès le printemps, les annonces de sous-location se multiplient sur les réseaux sociaux et les plateformes de réservation entre particuliers : « Je sous-loue ma chambre pour l’été », « Appartement dispo juillet et août ». Parmi ces publications, celles des étudiants sont facilement repérables : studio meublé, appartement près de l’université, colocation… Pour eux, dont le loyer représente en moyenne 50 % du budget mensuel, la sous-location est une manière d’alléger les frais. Mais sur les annonces, impossible de savoir si c’est est légal ou non.
Popularisée par des plateformes comme Airbnb, la sous-location est devenue une pratique répandue. Et pourtant, la loi est claire : elle est interdite sans l’accord écrit du propriétaire. Clara, étudiante à l’université Paul-Valéry, a posté son annonce début mai sur le site « la carte des colocs » de manière illégale : « J’ai décidé de prendre le risque. Je suis en stage pour mes études à Paris tout l’été et je ne pouvais pas payer deux loyers. » Mais elle n’est pas la seule. En 2023, la plateforme Statista révélait que plus de 5 % des annonces sur Airbnb dans les grandes villes étaient en réalité des sous-locations illégales.
À qui s’adressent ces annonces ? Bien souvent à des touristes de passage sous le soleil montpelliérain, mais aussi à des étudiants étrangers en quête de logement pour quelques semaines.
Mathilde, elle, ne voulait pas rendre les clés de son appartement, de peur de ne pas en retrouver un à la rentrée : « Je rentre à Rennes chez mes parents, et pour rentrer dans mes frais sans perdre mon logement, j’ai choisi la sous-location. » Par crainte d’être repérée en postant une annonce en ligne, Mathilde a préféré passer par le bouche-à-oreille : « Une amie d’une amie avait besoin de venir en France, c’est une étudiante allemande. Elle paie le montant du loyer et ses propres consommations », explique-t-elle.
Avez-vous déjà été confrontés à des cas de sous-location ?
Oui, on a déjà vu certains de nos appartements en ligne sur Leboncoin, un site plus souple qu’Airbnb en matière de vérifications. Quand c’est le cas, nous adressons un avertissement par mail ou courrier. Mais faute de temps, nous ne pouvons pas surveiller tous les jours, donc certaines annonces nous échappent.
Quels sont les risques pour un locataire qui sous-loue illégalement ?
Il s’expose à une résiliation de bail et à verser des dommages et intérêts. Mais surtout, si le sous-locataire refuse de partir, le locataire principal reste responsable du logement et des éventuels dégâts. Sans effraction, difficile de prouver qu’il s’agit d’un squatteur.
Et pour les demandes de sous-location légale ?
Nous en recevons, mais elles sont presque toujours refusées par les propriétaires. Ils ont peur des dégradations comme ils ne connaissent pas l’identité du sous-locataire. Ils craignent aussi que le locataire tire un profit financier de leur bien.
Certains étudiants vont encore plus loin, en sous-louant leur logement dans les résidences universitaires du Crous, ce qui est formellement interdit par le règlement intérieur : « Le droit d’occupation est strictement personnel et incessible. Le résident ne peut donc héberger des tiers dans le logement ni céder à quiconque son droit d’occupation. »
Et pourtant, des voyageurs de passage à Montpellier découvrent parfois cette réalité une fois sur place. C’est ce qui est arrivé à Théo, venu visiter des appartements en août après avoir été admis dans une école montpelliéraine : « L’annonce proposait un studio, moins cher que la moyenne, dans un quartier recherché. En arrivant, j’ai tout de suite compris que c’était une résidence du Crous. Dans le hall, une affiche rappelait que la sous-location était interdite », explique-t-il. Malgré tout, Théo décide de rester : « J’avais déjà planifié mes visites d’appartement pour la semaine, et je ne voulais pas dénoncer l’étudiant. »
Le Crous de Montpellier précise que cette pratique reste marginale, avec très peu de cas recensés chaque année. Mais les conséquences, elles, peuvent être sérieuses : les résidents pris en faute s’exposent à des sanctions allant de l’avertissement à l’exclusion, en fonction de la gravité. L’étudiant peut même perdre sa bourse. « À 300 euros la semaine, s’il fait ça tout l’été, il peut financer son loyer pour l’année entière… », conclut Théo.
Note : Les prénoms ont été modifiés afin de garantir l’anonymat des personnes.
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en 1960 la part des loyers dans les budgets personnels était de l'ordre de 10%. Aujourd'hui 35%, et pour les étudiants c'est bien plus… Mais le législateur voit pas le problème. En même, ce sont des vieux élus par des vieux en majorité propriétaires. La priorité c'est de doubler le budget de l'armée !
Ils feraient mieux d'aller sur HomeExchange, échanger sa maison est autorisé
C'est plus facile d'envoyer du pognon aux pays de l'est ,que venir en aide à nos étudiants et étudiantes qui même n'ont rien à manger pendant plusieurs jours comment voulez-vous qu'ils fassent de bonnes études allez voir les queues quand ils attendent quelques repas donnés généreusement par certaines associations. Et toutes les villes ont se problème récurent.