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Sur le boulevard Gazagnaire au Mourre Rouge, l’un des derniers terrains inoccupés, si ce n’est le dernier, va prochainement accueillir le projet immobilier Hélios porté par la famille Amzallag, dont le père Émile a installé AEI Promotion à Cannes au début des années 2000.
Un immeuble d’habitation s’élèvera au numéro 150, en lieu et place d’une maison en ruine de type villégiature du début du siècle dernier.
C’est un projet auquel travaille depuis plusieurs années l’équipe d’AEI, aujourd’hui gérée par Jérémy Amzallag, fils d’Émile.
Sur ce terrain, qui en son temps abrita deux villas, la société familiale installée au 53 rue d’Antibes, construira son premier programme immobilier de luxe.
La livraison est prévue fin 2023: « Hélios comprend un penthouse, sept appartements de deux et trois pièces, ainsi que trois bureaux que nous gardons dans notre patrimoine. Le penthouse et l’appartement du rez-de-chaussée sont déjà vendus. Reste trois trois-pièces et trois deux-pièces », explique Clara Amzallag, fille d’Émile en charge notamment du marketing et de la communication.
Prix des appartements? Entre 1.590.000 euros et 1.870.000 euros les deux-pièces. De 2.480.000 à 2.930.000 euros les trois pièces.
Tous sont dotés de parking et surface extérieure.
« Les appartements donnent d’un côté sur l’avenue de Lérins, de l’autre sur le boulevard Gazagnaire et la mer. » La façade de l’immeuble de 6 niveaux offre, côté avenue de Lérins, une décroché afin de laisser la place à « un grand pin inscrit au plan local d’urbanisme de Cannes qu’on ne peut donc pas couper même si, ironie du sort, il est aujourd’hui malade. » Un jardinet sera planté de part et d’autre du bâtiment borné à droite et à gauche par d’autres immeubles.
L’entreprise crée par Émile Amzallag en est à son premier projet de luxe, mais pas à son premier programme: « Entre Saint-Tropez et Monaco, nous avons une vingtaine d’immeubles moyenne gamme en projet, en cours de construction ou livrés, explique la fille du fondateur. À La Bocca, nous lancerons deux programmes immobiliers: Le Cassandre, au 108, avenue Francis-Tonner: 25 appartements dont la moitié en accession sociale; et Le Jacaranda, avenue Michel-Jourdan. Ou encore le 55, avenue Paul-Doumer au Cannet, qui est lui en cours de livraison. Il ne reste que trois appartements disponibles »
Si le foncier se fait rare sur le littoral azuréen, la société Amzallag Émile Immobilier (AEI) Promotion se développe fort: l’an dernier elle a installé son pôle BTP à Fréjus, dans le Var où elle construit également.
Et elle a recruté entre septembre 2020 et septembre dernier une dizaine de collaborateurs dont quatre commerciales (une dans le Var et quatre dans les Alpes-Maritimes).
Le projet est commercialisé à la fois par AEI Promotion, mais aussi par deux agences immobilières: Magrey and son et Michael Zingraf real estate. Tous les détails sur le site d’AEI promotion.
Un peu d’histoire juste pour ne pas oublier le passé d’un quartier qui a pris une nouvelle identité au fil des décennies.
Aujourd’hui secteur résidentiel à valeur ajoutée, que le projet de rénovation du Palm Beach casino, inauguré en 1929, ne pourra que confirmer, le boulevard Eugène-Gazagnaire (du nom d’un maire de Cannes qui lui fut donné en 1903) eut un autre destin.
Simple chemin des douaniers, puis boulevard de l’Orient dès 1894, il fut un temps bordé « de modestes maisons, de cabanons de pêcheurs et de quelques bastidons qui appartenaient à des Cannois ou des Cannetans venant là l’été », est-il écrit dans l’ouvrage D’un pont à l’autre: la presqu’île de la Croisette, écrit par les Amis des archives municipales que l’on peut consulter aux Archives municipales.
Il évoque également l’embarcadère pour les îles et les bateaux de pêche tirés sur la plage. On y apprend que « le plan cadastral montre un singulier découpage de parcelles toutes longues et étroites afin de faciliter le séchage des filets » et qu’à l’arrière, c’était « le domaine des maraîchers ».
Et puis peu à peu au tournant du siècle il accueillit de très belles et parfois très grandes villas de villégiature à l’architecture et aux jardins magnifiques. Il en reste encore des traces que l’on chemine vers le port du Mourre Rouge et au-delà le boulevard Alexandre-III.
Voilà pour la mini-balade dans le temps ancien que cette carte postale où l’on découvre La Cascade, un café-restaurant situé près de la place Franklin-Roosevelt disparu depuis longtemps illustre à sa manière.
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