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« Le marché immobilier reste avant tout un marché très local » : la guerre au Moyen-Orient peut-elle avoir un impact ? © Elsa Rancel / Ouest-France
Le marché du crédit immobilier a connu un recul en janvier en France par rapport à décembre 2025. Pourquoi ? Notamment parce que les taux d’emprunt sont remontés (3,20 % sur 15 ans) et que les plus pessimistes misent sur 4 % d’ici à la fin de l’année 2026. Plus largement, l’instabilité ambiante ne favorise pas les projets de long terme même si en 2025, le montant total emprunté pour les achats de logements a bondi de 33 % rappelle la Banque de France. Les ménages français s’endettent en moyenne pour 23 ans et 4 mois pour acquérir leur résidence principale.
Mais cette semaine, lorsque Ouest-France a proposé à ses lecteurs d’interroger deux experts du secteur, une question est revenue à de nombreuses reprises. La guerre en Iran peut-elle avoir un effet sur le marché immobilier ? « À court terme, un conflit extérieur n’a généralement pas d’impact direct sur le marché immobilier local, ont convenu Charlotte Jehenne, experte en crédit chez le courtier en ligne Pretto et Guillaume de Vergie, du réseau d’agences immobilières Laforêt. En revanche, ces événements peuvent avoir des effets indirects sur l’économie mondiale, notamment sur les prix de l’énergie, l’inflation et, par ricochet, sur les taux d’intérêt des crédits immobiliers. »
Les taux remontent
Jeudi, la Banque centrale européenne a justement alerté sur le risque croissant d’inflation dans la zone euro. L’institution se retrouve confrontée à un risque d’emballement des prix, alors qu’elle craignait encore en début d’année une désinflation trop marquée. Mais elle n’a pas touché aux taux directeurs qui affectent directement les crédits immobiliers.
« Or, dans l’immobilier, les taux jouent un rôle important : lorsqu’ils montent, la capacité d’emprunt des ménages diminue et les prix peuvent finir par s’ajuster, insistent Charlotte Jehenne et Guillaume de Vergie. Ensuite, le marché immobilier reste avant tout un marché très local, qui dépend surtout de facteurs comme l’emploi, la démographie ou l’attractivité des villes. »
Pas besoin, donc de reporter ses projets, si ceux-ci sont bien avancés. « Les taux réaugmentent légèrement sur les dernières semaines, mais rien d’alarmant, soutient l’experte de chez Pretto. Plus tôt vous achèterez, plus sûr vous serez d’obtenir le taux du moment car le marché évolue en permanence. »
« Les banques accompagnent davantage les projets »
Il est aussi encore temps de profiter des objectifs élevés des banques en volume de crédits et leurs envies de gagner des clients. « Après deux années de ralentissement, les banques accompagnent davantage les projets », assure Guillaume de Vergie, installé à Rennes. Les prix, eux, se sont stabilisés après avoir reculé.
Où sont les bonnes affaires malgré tout ? « En terme de taux, l’une des régions les plus propices est le Grand Ouest », promet Charlotte Jehenne. Et les deux conviennent d’une règle immuable : les biens bien situés et bien classés énergétiquement se vendent. « On sort ainsi d’un marché excessif pour revenir à un marché plus sain et plus exigeant. »
L’ambiance / le décor
Le rapport qualité / prix

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Les applications mobiles du groupe SIPA Ouest-France disponibles en téléchargement

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