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l’essentiel Lancés par l’ancien maire, les travaux ont permis de sécuriser quelques maisons en cas de crues décennales.
Si le chantier a été un peu retardé par des fouilles préventives, une fois que celles-ci furent reconnues sans intérêt patrimonial, les travaux commencèrent dans le lit de la Salz, juste au-dessous du foyer municipal de Rennes-les Bains. Le but étant de supprimer un merlon (enrochement) faisant obstacle aux écoulements dans le lit majeur de la rivière afin de donner de la place au flux de cette dernière et de réduire ainsi les hauteurs d’eau, pour 4 à 5 maisons, en cas de crue décennale.
« Si je devais avoir un seul regret aujourd’hui c’est de ne pas avoir à nos côtés, à cette réception de fin de travaux André Autier, l’ancien maire », soulignait en préliminaire le président du Syndicat mixte d’aménagement de la Haute Vallée de l’Aude, (Smah) Pierre Bardies, tout en remerciant la présence de sa veuve Claude Authier. Si l’élu expliquait ensuite que contre les éléments on ne pouvait pas toujours lutter, « il fallait tout de même essayer d’anticiper et prévoir en conséquence comme ici à Rennes-les Bains ».
Ces travaux ont été effectués dans le cadre du Programme d’actions de prévention des inondations (Papi) porté par les collectivités territoriales, ici en maître d’ouvrage le Smah, en assistance de maîtrise d’ouvrage le Smmar (Syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières), en maîtrise d’œuvre Opale ingénierie et Setec Hydratec. Les entreprises locales en charge de la réalisation sont les établissements Chauvet TP, Actiforest, Burgat et fils. Le coût des travaux s’élève à 69 868 € HT (État 50 %, Département 30 %, Smah 20 %).
Le président du Smmar, Éric Menassi, se voulait lui plus didactique en précisant le rôle de chacun dans ce chantier et tous les autres. « Au Smmar, nous allons chercher les financements des projets que nous portons collectivement sur le territoire, tandis que les syndicats locaux sont le bras armé de la réalisation. Ici dans l’Aude, nous savons à quel point la violence des éléments peut tout détruire. Notre devoir est bien d’aménager et de prévoir en amont. »
Le maire de Limoux et conseiller départemental Pierre Durand acquiesçait tout en rappelant que s’il était impératif de faire tous les travaux utiles pour protéger les populations, il était aussi nécessaire de continuer à faire de la prévention. En précisant que c’était ici en réceptionnant ce chantier que l’on voyait concrètement l’utilité de la taxe Gemapi (taxe pour la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations).
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