Le gouvernement espagnol a approuvé un ambitieux ensemble de 80 mesures d’urgence d’une valeur de 5 milliards d’euros pour atténuer l’impact économique de la guerre en Iran, alors que la hausse des prix du pétrole et du gaz exerce une pression sur les ménages et les entreprises.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé ce plan à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres, qualifiant la réponse d’immédiate et nécessaire pour protéger les familles d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie.
Selon le gouvernement, l’Espagne est « mieux préparée » à affronter ce choc grâce à une discipline budgétaire rigoureuse et à des années d’investissement dans les énergies renouvelables. Les mesures visent à réduire le coût des carburants et de l’électricité, à protéger les ménages vulnérables et à soutenir les secteurs clés fortement exposés aux fluctuations des prix de l’énergie.
L’une des principales mesures est la réduction de la TVA sur les carburants, qui passe de 21 % à 10 %.
Cette réduction d’impôt devrait permettre :
Contrairement au système de réduction des prix du carburant mis en place après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement opte cette fois pour une réduction directe des impôts plutôt que pour une subvention par litre.
Le plan de relance comprend une réduction de la TVA sur les factures d’électricité, abaissant le taux de 21 % à 10 %.
Les mesures supplémentaires comprennent :
L’objectif est d’empêcher que les coûts de l’énergie ne s’envolent à mesure que les marchés mondiaux réagissent aux tensions au Moyen-Orient.
Les secteurs fortement dépendants des carburants bénéficieront également d’un soutien ciblé.
Le gouvernement fournira :
Afin de réduire la dépendance à long terme aux combustibles fossiles importés, le plan prévoit également des déductions d’impôt sur le revenu pour l’installation de :
Le gouvernement affirme que ces mesures incitatives aideront les ménages à réduire leur consommation et à accélérer la transition énergétique de l’Espagne.
Ce dispositif introduit des contrôles sur les marges bénéficiaires des entreprises afin de garantir que celles qui bénéficient de réductions d’impôts n’augmentent pas leurs prix de manière abusive.
L’autorité espagnole de la concurrence (CNMC) se verra octroyer des pouvoirs élargis pour superviser et sanctionner les entreprises qui profitent de la crise.
Dans un décret distinct mais connexe, le gouvernement a approuvé une prolongation de deux ans des contrats de location en vigueur, une mesure déjà utilisée lors de la crise inflationniste, visant à assurer la stabilité du logement en période d’incertitude économique.
Avec 80 mesures et 5 milliards d’euros mobilisés, la réponse espagnole combine réductions d’impôts, subventions directes, protections des consommateurs et soutien industriel pour atténuer l’impact de la guerre en Iran sur l’économie nationale.
Face à la volatilité persistante des marchés mondiaux de l’énergie, le gouvernement affirme que la priorité est claire : protéger les ménages, contenir l’inflation et maintenir la stabilité économique.