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Provence-Alpes-Côte d'Azur
A Marseille, Toulon, Avignon, La Seyne-sur-Mer, Briançon ou encore Nice, ce premier tour des élections municipales de 2026 s’annonce incertain et disputé. Explications et enjeux.
Frédéric DELMONTE, le
Shutterstock – Pour ces élections municipales de mars 2026 tous les regards ne se tournent pas vers Marseille. Des enjeux sont forts à Avignon, Toulon, Arles, La Seyne-sur-Mer.
En Paca, ces élections municipales de mars 2026 s’annoncent trés ouvertes. Dans une dizaine de grandes villes, plusieurs surprises électorales sont à attendre. A Marseille, Nice, Toulon, La Seyne-sur-Mer, Arles, Briançon ou encore Avignon, la bataille électorale se présente comme âpre et très disputée.
Les résultats, sortis des urnes, des deux prochains week-ends devraient fortement redessiner le paysage politique communal de Paca, où 800 000 électeurs Maralpins sont appelés à élire 7 000 conseillers municipaux.
Alors que les élections municipales de 2020 avaient été anesthésiées par la Covid, celles de mars 2026 sont en ébullition. On vous explique pourquoi.
En Paca, pourquoi ces municipales de mars 2026 sont tendues ?
L’instabilité politique n’est pas que nationale. Elle concerne aussi la gouvernance de bon nombre des 946 communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce climat politique perturbé se retrouve également dans les campagnes électorales pour ces élections municipales de mars 2026. Explications :
- Plusieurs maires sortants sont bousculés par une dissidence innatendue, comme à Arles ou Briançon.
- Certains maires ont mis fin à leur carrière politique, comme Cécile Helle, à Avignon, ou Patricia Granet-Brunello à Digne-les-Bains, sans clairement désigner de successeur.
- D’autres maires ont été sortis par la justice rebattant les cartes électorales comme avec Hubert Falco, à Toulon, ou Nathalie Bicais à La Seyne-sur-Mer.
- Enfin, si Renaud Muselier ne croit pas à une « vague brune » pour les communes de Paca, la dynamique du Rassemblement national est forte. Selon certains sondages, Franck Allisio à Marseille et Laure Lavalette à Toulon sont bien placés.
- A Gauche les partis ont du mal à faire l’union. Dans beaucoup de communes LFI fait liste à part. Dans d’autres, comme à Marseille, la gauche part divisée. A Digne-les-Bains, aucune liste ne se revendique clairement de gauche…
- Dans certaines villes de Paca, des duels fratricides monopolisent le débat. C’est le cas à Nice, avec les frères ennemis Christian Estrosi et Eric Ciotti.
- Dans de nombreuses petites communes, des maires présents depuis des années ont pris leur retraite politique. Ils obligent une nouvelle génération de candidats à se présenter.
Les résultats électoraux, dans ces grandes villes vont être scrutés de près. On vous explique pourquoi, ville par ville.
Marseille : Payan ou Allisio, qui arrivera en tête du premier tour ?
L’instabilité politique n’est pas que nationale. Elle concerne aussi la gouvernance de bon nombre des 946 communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce climat politique perturbé se retrouve également dans les campagnes électorales pour ces élections municipales de mars 2026. Explications :
- Plusieurs maires sortants sont bousculés par une dissidence innatendue, comme à Arles ou Briançon.
- Certains maires ont mis fin à leur carrière politique, comme Cécile Helle, à Avignon, ou Patricia Granet-Brunello à Digne-les-Bains, sans clairement désigner de successeur.
- D’autres maires ont été sortis par la justice rebattant les cartes électorales comme avec Hubert Falco, à Toulon, ou Nathalie Bicais à La Seyne-sur-Mer.
- Enfin, si Renaud Muselier ne croit pas à une « vague brune » pour les communes de Paca, la dynamique du Rassemblement national est forte. Selon certains sondages, Franck Allisio à Marseille et Laure Lavalette à Toulon sont bien placés.
- A Gauche les partis ont du mal à faire l’union. Dans beaucoup de communes LFI fait liste à part. Dans d’autres, comme à Marseille, la gauche part divisée. A Digne-les-Bains, aucune liste ne se revendique clairement de gauche…
- Dans certaines villes de Paca, des duels fratricides monopolisent le débat. C’est le cas à Nice, avec les frères ennemis Christian Estrosi et Eric Ciotti.
- Dans de nombreuses petites communes, des maires présents depuis des années ont pris leur retraite politique. Ils obligent une nouvelle génération de candidats à se présenter.
Les résultats électoraux, dans ces grandes villes vont être scrutés de près. On vous explique pourquoi, ville par ville.
Marseille, la capitale de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, troisième ville de France, offrira-t-elle à l’extrême droite la première place du podium, ce 15 mars ?
A en croire les sondages, à Marseille le premier tour des municipales s’annonce très serré entre le maire sortant de gauche, Benoît Payan, et Franck Allisio, le candidat du RN.
Martine Vassal, la candidate de la droite, patronne de la métropole Aix-Marseille Provence et du département des Bouches-du-Rhône semble plus à la peine. Mais elle s’est battue comme une lionne pour prendre sa place dans la campagne électorale. Un sursaut reste possible ? L’ancienne adjointe de Jean-Claude Gaudin, soutenue par Renaud Muselier, entend rendre Marseille à la droite, après le mandat du Printemps Marseillais. Mais le combat semble difficile. En politique rien n’est jamais perdu…
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C’est peut-être du RN que viendra la surprise… Le député de la 12e circonscription pourrait bousculer l’ancien socialiste Benoît Payan. Surfant sur les thèmes de l’insécurité, mais aussi sur ceux de la dynamisation du centre-ville ou de la propreté, le député Franck Allisio est porté par une dynamique électorale. Le candidat venu de LR, ancien soutien de Nicolas Sarkozy joue sur les codes de la droite classique et de la droite plus dure.
Municipales 2026 à Marseille : qui est candidat dans votre secteur ?
Il profite aussi d’une désunion de la gauche pour bien se placer dans les sondages. En effet, Benoît Payan fait campagne avec du monde sur sa gauche… Il retrouve Sébastien Delogu et Sébastien Barles sur sa route. Le député LFI et l’adjoint au maire écologiste ont décidé de faire liste commune. Ils attaquent le maire sortant de Marseille sur son bilan. Sans oublier la dissidence surprise de Christine Juste. L’adjointe verte au maire de Marseille a déposé une liste.
A droite, Martine Vassal a elle aussi deux cailloux qui la gênent dans sa marche vers la mairie : la liste, sans étiquette, d’Erwan Davoux et de Nora Preziosi.
Dans ce contexte, le maire sortant se présente comme l’anti-RN. “Le Rassemblement national, c’est l’antithèse de Marseille. C’est l’anti-Marseille” tonne-t-il. Il met en avant le renforcement de la police municipale, la dynamique culturelle, la rénovation d’écoles et le fait que Marseille soit devenue une capitale régionale à la mode.
Les électeurs marseillais l’entendront-ils ?
Municipales à Toulon : un duel Josée Massi contre Laure Lavalette ?
Municipales de 1995 à Toulon. Le Front National s’empare de sa première commune de plus de 100 000 habitants. Trente ans plus tard, son successeur, le RN, va-t-il gagner à nouveau la mairie de Toulon ? Trente ans c’est long et beaucoup de toulonnais n’étaient pas nés ou ne se rappellent pas trés bien les années Le Chevallier.
Laure Lavalette, député RN, se présente à la tête d’une liste où la mention au parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella est gommée. Sa dynamique de campagne semble forte. La candidate profite d’une contexte politique identique à 1995 : une droite affaiblie et divisée et une gauche qui ne sera pas en mesure de faire le contre-poids. Mais le contexte économique et social local, n’est pas le même. Toulon de 2026 ne ressemble pas à Toulon de 1995.
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A droite, c’est l’après Falco qu’il faut assumer. Et il est douloureux… Dans l’héritage laissé par l’ancien homme fort du Var, il y a du bon et du moins bon, comme la condamnation de l’ancien maire, pour l’affaire dite du “frigo de Falco”. C’est la justice qui a mis fin à sa longue carrière politique. Ses dauphins, Josée Massi, la maire sortante et Michel Bonnus, sénateur du Var et un ancien adjoint s’affrontent dans un duel fratricide.
Si Hubert Falco a un temps soutenu Josée Massi, il a ensuite fait mêlée avec Michel Bonnus. Une évolution de position qui pourrait destabiliser des électeurs… Renaud Muselier appelle lui à l’union des deux listes de droite pour faire barrage au RN. Vue depuis Besagne, la mêlée politique peut paraître difficile à lire, par les électeurs toulonnais. Laure Lavalette en sortira-t-elle avec la balle à la main ?

Municipales 2026 : à Toulon, la gauche projette l’abandon du BHNS et du Mama Shelter
A Gauche, la conseillère municipale et militante engagée, Magali Brunel a officialisé sa candidature très tôt, en avril, pour mener la liste Toulon en Commun. Mais Toulon est-t-elle une terre de gauche ?
A Toulon, les résultats de ce premier tour des élections municipales seront scrutés dans toute la région, mais aussi depuis Paris.
Aix-en-Provence : une première élection à la mairie pour Sophie Joissains
A Aix-en-Provence, il y a moins de suspens. Mais l’échéance politique est importante. C’est la première fois que Sophie Joissains, la maire sortante d’Aix-en-Provence se présente à la mairie sur son prénom. La fille de l’ancien maire Alain Joissains, élue sur la liste de sa mère Maryse Joissains-Masini, avait pris la mairie à la suite du retrait de sa mère pour raisons de santé.
Municipales 2026 à Aix-en-Provence : qui sont les candidats ?
L’ancienne sénatrice des Bouches-du-Rhône, vice-présidente de la Région Paca avait été élue en 2021 avec 38 voix sur les quarante que comptait la majorité municipale. Si à Aix-en-Provence la campagne a été feutrée, Sophie Joissains y joue sa légitimité et sa place dans la recomposition métropolitiane annoncée.
En face d’elle, elle affronte l’ancien bâtonnier Yves Klein, qui aurait pu figurer sur sa liste, mais aussi Marc Pena, le candidat de l’Union de la gauche, Julie Boronad, candidate LFI et Jean-Louis Geiger, candidat du RN.
Avignon : qui pour succéder à une maire socialiste ?
A Avignon, la campagne des élections municipales a longtemps été peu lisible. Beaucoup de prétendants, à droite, à gauche, au centre, pour essayer de garder la ville à gauche, ou la faire revenir à droite. Voire à l’extrême droite ? Plusieurs se sont déclarés et beaucoup ont laissé tomber, ou se sont ralliés. En annonçant ne plus briguer un nouveau mandat la maire socialiste Cécile Helle a ouvert largement la campagne.
La question est de savoir si la dernière grande ville de Paca (aprés Marseille) gouvernée par la gauche, basculera à la droite.
Six listes ont été déposées en préfecture de Vaucluse : Mathilde Louvain (LFI), Stéphan Fiori (DVD), Anne-Sophie Rigault (RN), David Fournier (SOC), Stéphane Geslin (EXG) et Olivier Galzi (DVD).
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Carte municipales 2026 : toutes les listes des 151 communes du Vaucluse
Selon les sondages, c’est l’ancien journaliste de France Télévision qui tiendrait la corde. Il se présente à la tête d’une liste divers droite indépendante des partis. L’adjoint de Cécile Helle, Stéphane Fiori entend jouer les troubles fête et garder la mairie d’Avignon à Gauche. Un peu plus à gauche, la campagne de Mathilde Louvain a été un peu perturbée par les enquêtes concernant l’entourage du député LFI Raphaël Arnault, dans le cadre de la mort du militant d’extrême droite à Lyon. Le RN se sent aussi des ailes à Avignon, porté par ses bons résulats aux législatives en Vaucluse.
Municipales à Nice : qui sortira gagnant du duel fratricide Ciotti-Estrosi ?
Ciotti-Estrosi ? Estrosi-Ciotti ? Qui arrivera en tête, à Nice, de ce premier tour des élections municipales ? A moins qu’une surprise de taille bouscule le duel fratricide entre les deux anciens alliés devenus les pires ennemis politiques.
Sur la Promenade des Anglais, au Cours Saleya, ou dans le Vieux-Nice, la bataille entre le maire sortant et le député UDR, ancien président du Département des Alpes-Maritimes est sans merci. Selon les derniers sondages, elle tourne – au premier tour – à la faveur d’Eric Ciotti.
Le résultat de ces élections municipales à Nice sera scruté depuis Paris. Nice va-t-elle retombée aux mains d’un candidat représentant une droite dure, associée à l’extrème droite ? Comme au temps de l’élection de Peyrat ?
La Seyne-sur-Mer : grosse bagarre pour le fauteuil laissé vacant par Nathalie Bicais
En rade de Toulon, les élections municipales ne se font jamais par mer calme. Surtout quand on tire des bords du côté de La Seyne-sur-Mer.
Nathalie Bicais, la maire sortante a dû lâcher son fauteuil, obligée par une décision de justice. La maire est partie en claquant la porte et en chamboulant le jeu politique local. Aprés un début de campagne trés complexe et tendu, les choses se sont un peu calmées. Quoique… Dans la dernières ligne droite, huit listes ont été déposées en préfecture du Var pour ces élections municipales.
Ancien fief communiste jusque dans les années 80 l’histoire politique contemporaine de la Seyne-sur-Mer est difficile à suire. Elle a étré prise par la droite, reprise par le PCF, puis reperdue au profit de la droite, avant d’être ravie par le PS, puis de repartir à droite…
Alors, à qui se donner la Seyne-sur-Mer pour ces municipales ? Le résultat des municipales va être scruté dans la seconde ville du Var. Du résultat des municipales à La Seyne-sur-Mer dépendra aussi la gouvernance à la métropole TPM.
Le maire sortant Joseph Minniti (Les Républicains), dit « Jo », se présente pour un nouveau mandat, lui qui avait été élu en mai dernier pour prendre la suite de Nathalie Bicais après sa condamnation. A gauche, il y a du monde : Olivier Andrau (union de la gauche), Stéphane Sacco (divers gauche) et Zohra Sidi Drsis (La France Insoumise). A droite on retrouve aussi Cheikh Mansour. A l’extrême droite, c’est Dorian Munoz (Rassemblement national) qui occupe le terrain. On a aussi Frédéric Dailleau (sens étiquette) et Christophe Prieure (liste d’union avec Guillaume Capobianco).
Arles : le maire sortant face à son ancien premier adjoint
A Arles, la campagne des municipales n’a pas été un long fleuve tranquille pour Patrick de Carolis. En 2020, l’ancien président-directeur général de France Télévisions, Patrick de Carolis avait récolté 57 % des suffrages avec sa liste Pour le grand Arles, face au candidat communiste. Il avait fait basculer la ville à droite.
Aux municipales de 2026, Patrick de Carolis est bousculé par Jean-Michel Jalabert, son ancien premier adjoint. Ce dernier a annoncé ne plus être d’accord avec la gestion municipale et tente sa chance. Deux candidats à droite pour le fauteuil du maire d’Arles.
A côté de ce duel fratricide, comme en 2020, le communiste Nicolas Koukas revient dans l’arène. Avec sa liste « La force de l’union » il est soutenu par au moins neuf partis politiques de gauche. Ce candidat ne peut pas se prévaloir du soutien de toute la gauche : LFI et Lutte ouvrière auront deux listes.
Si Arles est loin de Marseille, la capitale de la Camargue joue un rôle économique et touristique important, au carrefour du Gard, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Le duel de Carolis, Jalabert va être scruté, avec en embuscade le candidat de gauche…
A Fréjus, le maire sortant dans un fauteuil ?
David Rachline sera-t-il élu au premier tour à Fréjus ? Elu en 2014, ce dernier vise un troisième mandat. Pour ces élections municipales de mars 2026, le maire RN sortant fait face à trois listes : Martial Cerrutti (Les Républicains), Emmanuel Bonnemain (Divers centre), Christine Romano (Union à gauche) et Paula Fassi (Divers droite) s’engagent dans la bataille.
Municipales 2026 à Fréjus. Sécurité, logement, éducation : que proposent les candidats ?
En 2020, David Rachline avait été élu dès le premier tour des élections, avec 50,60 % des suffrages exprimés. Emmanuel Bonnemain était arrivé deuxième (18,49 % des suffrages).
Fréjus reste une ville symbolique pour l’extrême droite. Avec ses 59 000 habitants, elle se place à la 3e place des villes les plus peuplées du Var. Comme en 2020, l’ancien vice-président du Rassemblement national se présente sans étiquette. Il avait mène démissioné du Rassemblement National fin 2025, alors qu’ il devait être jugé en septembre pour favoritisme. Il avait été relaxé.
Digne-les-Bains : qui pour succéder à Patricia Granet-Brunello ?
La maire sortante, Patricia Granet-Brunello, élue 2021, ne s’est pas représentée. Son départ laisse un vide et a destabilisé le paysage politique local. Entre les pentes du Cousson et le boulevard Gassendi on cherche une liste clairement identifiée à gauche. La famille politique qui dirigeait Digne-les-Bains depuis 1995 est absente. Deux tentatives de rassembler une liste d’union des gauches n’ont rien donné… Les pages politiques écrites par Jean-Louis Bianco et Patricia Granet-Brunelo sont belles et bien tournées.
Si Manosque reste la capitale économique des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains est la capitale administrative. Une ville importante dans ce département. Alors, qui sera le prochain maire de la ville préfecture ?
Cinq liste ont été déposées pour ces élections municipales à Digne-les-Bains : Jean-Luc Brochier Pour « Digne-les-Bains ville de demain » (LDVD), Benoît De Souza « Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir » (LDVD), Francis Kuhn « DIGNE au cœur » (LDVC), Gilles Chalvet « Terre Dignoise 2026 » (LDVC) et Julien Di Benedetto « Toujours Digne » (LDVG).
On retrouve dans certaines de ces listes sans étiquette des anciens conseillers municipaux du Parti Socialiste ou des Verts.
A Digne-les-Bains les élections municipales s’annoncent ouvertes et trés incertaines et les enjeux importants. Qui arrivera à refaire battre le coeur de ville de la belle endormie des Alpes-de-Haute-Provence ?
A Briançon, la gauche peut-elle gagner la mairie ?
A Briançon, les élections municipales de 2026 sont disputées. Arnaud Murgia, le maire sortant qui avait ravi la sous-préfecture des Hautes-Alpes à la gauche en 2020 est bousculé par une dissidence.
Richard Nussbaum son ancien premier adjoint a claqué la porte de la mairie, entrainant avec lui une poignée d’élus. Il a fait fructifué son butin politique et l’a transformé dans une liste, sans étiquette. Il s’oppose au maire sortant et met en avant une politique plus « locale » sans « projet grandiloquant » comme le Fort des Têtes, qui doit être rénové pour les Jeux olympiques de 2030.
Ces JO sèment la polémique à Briançon où la gauche et les écologistes ont fait équipe commune pour déposer une liste citoyenne. Eux se méfient des JO de 2030 et des « conséquences néfastent sur le territoire« . Particularité de leur liste ? Elle est mené par quatre têtes de liste, mais un seul sera maire s’ils gagnent : Luc Marchello.
Municipales à Briançon : la gauche peut-elle profiter de la dissidence à droite ?
A Briançon, cette dissidence rebat les cartes. La gauche bat la campagne et espère reprendre la ville. La sous-préfecture des Hautes-Alpes a connu ces 30 dernières années deux maires socialistes.
Cagnes-sur-Mer : un septième mandat de maire pour Louis Nègre ?
Louis Nègre veut à nouveau être maire de Cagnes-sur-Mer. Cet ancien professeur d’EPS élu pour la première fois maire en 1995 a du souffle. Mais aprés 30 ans comme premier magistrat, cette septième campagne électorale ne semble pas de tout repos le long de la Cagne.
Sur sa route l’élu RPR, UMP, puis LR trouve quatre listes : l’extrême droite est représentée par Bryan Masson, le centre par Philippe Touzeau Menoni, l’union de la gauche par Cédric Garoyan. A notre une autre liste divers droite menée par Pierre Piacentini qui est soutenue par le parti d’Éric Zemmour et le parti de Jean-Marc Governatori.
A Manosque, le maire sortant bien parti pour être réélu ?
A Manosque aussi, les élections vont être scrutées avec attention. Son jeune maire, Camille Galtier veut un nouveau mandat à la tête de la capitale économique des Alpes-de-Haute-Provence. Celui qui avait été élu plus jeune maire de Manosque en 2020 affiche ses ambitions et entend poursuivre le travail entamé.
En face de lui, il trouve trois listes : Manosque ensemble de Sébastien Aubert (divers gauche), Le Regain manosquin de Patrick Rousset (extrême gauche) et Manosque d’abord de Fabrice Durnerin (extrême droite).
Si en 2020, la succession du maire « historique » de Manosque semblait plus ouverte, cette fois, les jeux parrassent plus clairs. Mais le rendez-vous des urnes est attendus.
Aux municipales de Gap, un boulevard pour Roger Didier ?
A Gap, comme à Aix-en-Provence, le suspens est modéré. Mais l’élection est à suivre dans la capitale des Hautes-Alpes. Roger Didier entend retrouver aprés le 22 mars son siège de maire. L’édile est maire depuis 2007. Et sa campagne ne ressemble pas à la rocade de Gap. Elle tient la route.
Le candidat divers droite repart en confiance face à quatre autres listes. Leur combat sera rude pour tenter de déloger l’élu haut-alpin. Il se fera surtout à gauche, avec trois listes : deux divers gauche, une LFI. Une liste RN a aussi été déposée.
Les 15 et 22 mars, retrouvez en direct sur mesinfos.fr les résultats de ces élections municipales pour toutes les communes de Paca et de France
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A Digne-les-Bains cinq listes ont été déposées pour ces élections municipales de 2026. Mais aucune à gauche. La maire sortante, Patricia Granet-Brunello ne se représente pas.
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