Marseille figure parmi les villes françaises les plus touchées par les arnaques locatives, selon le dernier rapport de la DGCCRF. En 2024, plus de 600 plaintes ont été déposées dans les Bouches-du-Rhône, en hausse de 22 % par rapport à 2022. Les fraudeurs ciblent en priorité les étudiants, les familles précaires, ou les personnes qui cherchent un logement en urgence.
L’annonce est attractive, le prix en dessous du marché, mais le bien n’existe pas. L’auteur exige une avance pour « bloquer la visite ». Une fois le virement effectué… silence radio.
Certains fraudeurs se font passer pour des agences ou propriétaires et récupèrent copie de pièces d’identité, justificatifs, voire des virements.
Absence de diagnostics, clauses abusives, durée floue, paiements en espèces… autant de signaux d’un contrat non conforme à la loi.
Très répandu dans les colocations ou les meublés saisonniers. Le locataire principal sous-loue à prix fort sans que le bailleur ne soit au courant.
Si vous suspectez une fraude :
Mehdi, 24 ans, étudiant en droit :
« J’ai répondu à une annonce pour un T2 dans le 6e à 550 €. J’ai versé 250 € pour réserver la visite… mais plus rien après. J’ai appris plus tard que le même texte circulait sur plusieurs sites. »
À Marseille comme ailleurs, le marché locatif attire aussi les arnaqueurs. En 2025, leur discours est plus professionnel, leurs supports plus crédibles, mais leurs méthodes restent les mêmes. Prendre son temps, vérifier chaque étape, refuser les urgences et exiger des preuves restent les meilleures protections. Louer en toute sécurité, c’est aussi savoir dire non.
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