Par Baptiste BIALEK le 06 février 2026 à 06:45
…
function loadPostViews() { const el = document.getElementById("mkh-post-views"); if (!el || el.dataset.loaded) return;
const postID = 36897; fetch("https://www.actual-immo.fr/ajax?action=mkh_get_post_views&post_id=" + postID) .then(res => res.json()) .then(data => { el.textContent = data.success ? formatViews(data.data) : "—"; el.dataset.loaded = "1"; }) .catch(() => { el.textContent = "—"; }); }
if (document.getElementById("mkh-post-views")) {
loadPostViews();
} else {
const observer = new MutationObserver(() => {
const el = document.getElementById("mkh-post-views");
if (el && !el.dataset.loaded) {
loadPostViews();
observer.disconnect();
}
});
observer.observe(document.body, { childList: true, subtree: true });
}
})();
lectures – Temps de lecture : 3 min
À Marseille, la lutte contre les locations touristiques prend un tournant spectaculaire. En s’attaquant directement aux boîtes à clés Airbnb installées dans l’espace public, la mairie veut frapper fort contre le surtourisme et remettre des logements sur le marché résidentiel.
Sommaire
À Marseille, les boîtes à clés Airbnb sont devenues le symbole visible de l’explosion des locations de courte durée. Accrochées aux poteaux, grilles ou arceaux à vélos, elles matérialisent une ville de plus en plus tournée vers les touristes, au détriment des habitants.
Pour la municipalité, cette situation alimente directement la crise du logement. Dans certains quartiers centraux, jusqu’à un logement sur quatre serait désormais dédié à la location saisonnière, réduisant drastiquement l’offre locative classique.
En retirant ces boîtes à clés de l’espace public, la mairie cherche avant tout à envoyer un signal politique fort, visible et compréhensible par tous.
Selon les chiffres avancés par la ville, Marseille compterait environ 12 000 meublés touristiques. Autant de logements qui ne sont plus accessibles aux résidents permanents, dans un contexte de tension immobilière croissante.
En 2023, près de 1 200 logements auraient ainsi été perdus, transformés en résidences secondaires ou en locations de courte durée. Une évolution jugée incompatible avec les besoins locaux en matière d’habitat.
L’opération menée dans le Vieux-Port vise donc autant à décourager les pratiques abusives qu’à amorcer un rééquilibrage du marché immobilier marseillais.
D’un point de vue juridique, la mairie s’appuie sur le code de la voirie pour justifier ces retraits. Les boîtes à clés fixées sur le mobilier urbain constituent une occupation sans autorisation du domaine public, ce qui les rend illégales.
Avant toute intervention, les services municipaux avaient apposé des mises en demeure sur les boîtes concernées. En l’absence de retrait volontaire par les propriétaires, la ville est donc passée à l’action.
Cette base légale permet à la municipalité d’agir sans distinction entre plateformes, même si Airbnb reste la plus visée dans le débat public.
En parallèle, Marseille a décidé d’appliquer la loi Le Meur, qui autorise les communes à réduire la durée maximale de location des résidences principales en meublé touristique.
Désormais, la location est limitée à 90 jours par an, contre 120 auparavant. L’objectif est clair : limiter la rentabilité des locations touristiques répétées et inciter les propriétaires à revenir vers la location longue durée.
Cette mesure place Marseille dans la lignée d’autres villes très touristiques ayant déjà renforcé leur cadre réglementaire.
Marseille n’est pas un cas isolé. Paris a déjà interdit les boîtes à clés sur le mobilier urbain par arrêté municipal, déclenchant une vaste campagne de retrait dans plusieurs arrondissements.
D’autres villes très touristiques comme Nice, Cannes ou Avignon ont adopté des mesures similaires, souvent justifiées par la lutte contre le surtourisme et la protection du logement résidentiel.
Cette convergence des politiques locales montre une volonté nationale de reprendre le contrôle sur les usages liés aux locations de courte durée.
Face à ces interdictions, les propriétaires doivent repenser la remise des clés. Certains se tournent vers des solutions privées autorisées, comme des coffres installés à l’intérieur des logements ou des services de conciergerie.
D’autres optent pour des systèmes de serrures connectées, permettant un accès temporaire sans installation sur l’espace public. Des alternatives légales, mais souvent plus coûteuses.
À travers ces restrictions, les municipalités cherchent surtout à rééquilibrer les usages urbains et à freiner la transformation massive des centres-villes en zones touristiques.
Baptiste BIALEK
Micheal Moulis
Cyril KUHM
législation immobilière, location saisonnière, marché locatif
Actual Immo est un média en ligne dédié à l’actualité immobilière des grandes villes françaises. Nous proposons des analyses de marché, des conseils pratiques et des décryptages sur l’achat, la vente, la location et l’investissement. Notre objectif : vous offrir une information fiable et utile pour mieux comprendre les évolutions du secteur.
Suivez votre magazine
Paris
Marseille
Lyon
Lille
Rennes
Annecy
Aix-en-provence
Besançon
Bordeaux
Metz
La Rochelle
Le Havre
Le Mans
Montpellier
Nantes
Nice
Pau
Perpignan
Strasbourg
Toulouse
Tours
A l’étranger
L’équipe Actual Immo
présentation
Publicité
Plan du site
Mentions légales
Contact
Actualités
Achat / Vente
Location
Travaux
décoration
Finances
Assurances
Crédits Immobiliers
SCPI
Tourisme
Location touristique
Immobilier de Stars
Copyright © 2012 – 2026 Actual Immo, groupe KHM. Tous droits réservés – La marque Actual Immo est déposée à l’INPI
6 février 2026
Marseille
Baptiste BIALEK
5 février 2026
Actualités
Micheal Moulis
5 février 2026
Actualités
Cyril KUHM