Votre carte bancaire arrive à expiration. Cliquez ici pour la mettre à jour et continuer à profiter de votre abonnement.
Votre carte bancaire a expiré. Sans action de votre part, votre abonnement risque d’être interrompu et vous perdrez tous vos avantages.
Votre carte bancaire expire à la fin du mois. Optez pour le prélèvement SEPA  pour continuer à profiter de votre abonnement.
Agent immobilier né et travaillant dans le quartier, Karim Hazza est un acteur engagé.
Agent immobilier bien ancré sur Pissevin, Karim Hazza souhaite apporter sa part dans la nouvelle vie de ce quartier en pleine reconstruction. Pour beaucoup d’habitants et de jeunes de l’ancienne Zup, il est devenu un bâtisseur de lien social. Rencontre avec ce chef d’entreprise, médiateur et acteur associatif engagé, qui met son énergie au service des autres.
À 38 ans, vous dirigez H4 Immobilier. Quel est votre parcours ?
Je suis natif de Pissevin. En 2010, je sortais d’une école de commerce et j’ai été recruté par Foncia qui m’a positionné sur ces quartiers ouest. En 2014, j’ai créé l’agence H4 Immobilier, qui gère aujourd’hui 4 000 appartements dont 3 000 à Nîmes, et qui est bien implantée sur Pissevin avec la gestion de copropriétés telles que Lou Cigaloun, le Cervantès, le Basque et bien d’autres.
Vous aimez Pissevin : de quelle façon souhaitez-vous contribuer à son avenir ?
J’ai grandi ici, je connais les visages, les familles, les difficultés des gens, mais aussi les forces de ce quartier. Mon envie d’aider ne vient pas d’un calcul : c’est juste une manière de rendre ce que la vie m’a appris ici. Mon rôle au quotidien est de restaurer des copropriétés en difficulté : pour cela, déjà, je fais appel à de la compétence locale pour tout, employés de ménage, entretien de plantations et autres. À travers cela, je veux retisser les liens entre habitants, familles, associations et institutions.
 
Vous agissez pour les jeunes en particulier : quelles sont ces actions ?
Il est important de les accompagner, notamment dans le cadre de leurs études et de la préparation dans leur future vie professionnelle. Beaucoup trop parmi eux restent sur le carreau. Très investi dans la transmission, j’ouvre les portes de mon entreprise à de nombreux stagiaires, autant que je le peux. Un stage, c’est parfois le premier vrai contact avec le monde du travail. J’aimerais que d’autres professionnels ouvrent leurs portes : c’est une façon simple d’aider à construire l’avenir.
Quel est votre engagement auprès des associations du quartier ?
J’assure un soutien fidèle à des structures comme l’Athlétic-club Valdegour, Beauté des îles ou Un repas-Un sourire. J’apporte aussi ma contribution à des tournois sportifs avec Jean-Christophe Michel, pour la boxe, et Indja, pour le basket 3×3 et le football. Le sport est un moteur de respect et de fierté. Quand un jeune enfile un maillot, il représente plus que lui-même.
Conscient des défis, vous gardez cependant la foi dans les habitants.
Tout le monde connaît les difficultés du quartier, mais la majorité des habitants sont des gens bien, qui veulent simplement vivre tranquilles et voir leurs enfants réussir. On ne construit rien dans la facilité. Pour durer dans la vie, il faut miser sur le travail, le respect et la discipline. Le reste finit toujours par casser. En lien régulier avec la police, nationale et municipale, la municipalité et les services techniques, je mise sur le dialogue. On a la chance d’avoir des équipes à l’écoute, présentes au quotidien. Ensemble, on règle beaucoup de petits problèmes avant qu’ils ne deviennent de vrais conflits. C’est comme ça qu’on restaure la confiance.
Vous agissez, persuadé que chacun peut apporter sa contribution.C’est bien votre philosophie ?
Nîmes a la chance de compter plusieurs acteurs engagés. J’essaie simplement d’agir là où je travaille, dans l’un des quartiers les plus pauvres de France, avec l’idée qu’on peut faire bouger les choses sans forcément en attendre quelque chose en retour.
En quelques mots, votre conclusion.
Marié, père de trois enfants, je reste viscéralement attaché à ma ville. Nîmes Ouest, c’est là que j’ai bâti, appris et évolué. Mon rôle, c’est d’aider à révéler les talents qui y vivent déjà.
J’ai déjà un compte
Je n’ai pas de compte
Vous souhaitez suivre ce fil de discussion ?
Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?
Bonjour

source

Catégorisé: