La crise du locatif frappe largement Nice ces derniers mois. Aujourd’hui, les rares studios à louer affichent des prix parfois indécents, ce qui a un impact sur les étudiants et les nouveaux actifs, qui peinent forcément à se loger.
Aujourd’hui, ce lundi 15 septembre, c’est la rentrée universitaire pour beaucoup d’étudiants niçois. Une date fatidique qui peut rappeler que de nombreux élèves en études supérieures ont du mal à se loger dans la capitale maralpine. 
Nous l’avons plusieurs fois évoqué, mais ces derniers temps, le marché du locatif s’enflamme, rendant extrêmement compliqué la trouvaille d’un bien.
Au-delà du manque d’habitations disponibles, ce qui pénalise les ménages les plus modestes, c’est (logiquement) la hausse des baux qui se constate depuis de longs mois. Nice paie évidemment un marché de l’immobilier particulier, qui en fait la deuxième grande ville la plus chère du pays, derrière Paris. Mais pas seulement. 
Comme l’explique le portail d’annonces Bien’ici, repris par Capital, un autre phénomène cause ces fortes augmentations.
Les logements meublés y représentent actuellement 61 % des studios à louer. Or, ces derniers coûtent en moyenne entre 10 et 15 % de plus que les résidences nues. Ainsi, même si l’offre des T1 a visiblement progressé de 20 % depuis un an, les tarifs ont poursuivi leur dynamique inflationniste.
Aujourd’hui, leur loyer médian s’établit à 690 euros, le deuxième plus haut total de France, devant Lyon (660 euros) et Aix-en-Provence (610 euros). Ce qui confirme les chiffres de notre baromètre, qui estimait au 1er septembre le mètre carré de ce type d’appartement à 21 euros.
Il faut dire que leurs mensualités se sont accentuées de 17 euros par mois, soit une flambée des montants de 204 euros par an. Un des plus forts gains – à l’avantage des propriétaires – de l’Hexagone avec Rennes et Marseille (+ 30 euros chaque mois), Caen (+25 euros) et Nancy (+20 euros). À l’inverse, Aix-en-Provence a perdu 10 euros depuis septembre 2024. 
Une tendance évidemment favorable pour les bailleurs, qui profitent d’un secteur d’ailleurs particulièrement bouché en cette rentrée, avec une commune niçoise deuxième cité la plus « tendue » de tout le pays, derrière Paris. Car à côté de ça, la demande ne faiblit pas, ce qui leur assure un excellent rendement.
Parmi les quartiers les plus intéressants pour les acheteurs, il nous faut parler du Vieux-Centre, et du Carré d’Or, où la rentabilité est quasiment certaine. Idem à Cimiez et au Mont Boron, même si les sommes requises sont bien plus élevées. 
Le très dynamique site de Libération jouit lui de prix raisonnables.
Pour voir plus loin que la Côte d’Azur, sachez qu’à Marseille, un loyer de studio est d’environ 600 euros (590 euros). Du côté d’Aix-en-Provence en revanche, les tarifs chutent depuis douze mois, plus que dans les autres grandes aires urbaines. Dans ces deux localités, l’offre perd largement du terrain, avec respectivement -26 et -19 % propositions de une-pièce sur la même période.

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