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Dans cet immeuble normand, la situation n'est plus tenable. Elle conduit même les locataires d'un appartement à vouloir quitter les lieux, excédés par une situation dont ils ne sont pas responsables et face à laquelle ils n'ont pas la moindre solution. À Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, un couple vit cloîtré chez lui, volets fermés, "de peur que les fientes et plumes de pigeon se collent aux vitres ou ne rentrent", dans son logement, dévoile Actu 76.
Au premier abord, la situation paraît ubuesque. Mais à y regarder de plus près, le quotidien des deux locataires a rapidement viré au cauchemar. Ils vivent avec leur fille, âgée de 14 ans, qui subit les mêmes désagréments. "C'est vraiment dégoûtant (…) On ne fait venir personne chez nous, car nous avons honte", confie le couple.
En grande difficulté, le couple a contacté son bailleur, Habitat 76, qui ne peut "rien faire", comme il l'a indiqué auprès des locataires désemparés. Cette situation – qui dure depuis un an – "serait due au nourrissage de pigeons par des habitants du quartier", indique Actu 76. Effectivement, sur place, des miettes de pain "jonchent le sol", atteste le média local. Aujourd'hui, la situation devient critique. "Ma femme est diabétique et son médecin lui a dit que cela pouvait être dangereux pour sa santé", confie son compagnon.
Mais "certains habitants ont pris la mauvaise habitude de les nourrir et les laissent s'installer, ce qui contribue à dégrader la situation", déplore Mathilde Mus, directrice de territoire chez Habitat 76. Or, le règlement général des locations d'Habitat 76 interdit leur nourrissage, car la présence de ces oiseaux représente des risques sanitaires. Un risque bel et bien réel, au vu des déclarations du couple de locataires précédemment cité.
Habitat 76 dit savoir "combien les nuisances causées par les pigeons peuvent être désagréables au quotidien", et assure avoir "engagé des actions concrètes pour améliorer le confort des habitants". Les locataires eux, tentent tant bien que mal de régler le souci par eux-mêmes, notamment à l'aide d'un appareil à vapeur pour nettoyer leur balcon, en vain.
Désormais, des pics anti-pigeons ont été installés sur les balcons de la résidence. Ce qui représente "une dépense de 9 500 euros", confie le bailleur auprès d'Actu 76. Ce dernier lancera prochainement une médiation "auprès de certains habitants" pour "retrouver un cadre de vie sain et agréable", peut-on lire.
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