Mercredi 30 avril Fête des Robert
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Rani Assaf peut-il rester aux manettes du Nîmes Olympique ? La mairie lui indique clairement la porte, après un nouveau refus de son projet immobilier, et une gestion du club remise en cause comme rarement. « Rani Assaf méprise le peuple nîmois », déclare Julien Plantier, le premier adjoint.
Nouveau coup dur pour Rani Assaf, à Nîmes. Son projet de nouveau quartier s’est vu ce jeudi retoqué par la CNAC, l’instance de recours des commissions départementales d’aménagement commercial : avis défavorable. Un nouveau coup d’arrêt donc pour le propriétaire du Nîmes Olympique, et pour ses projets de nouveau stade. Julien Plantier, premier adjoint à la Ville de Nîmes, s’est exprimé sur ce dossier en direct ce vendredi matin sur France Bleu Gard Lozère.
Il déclare déjà y voir « peu de surprises par rapport à cette affaire, cette décision. Très clairement aujourd’hui, par rapport à ce qui peut être proposé par le président Rani Assaf par rapport à ce projet, il y avait un certain nombre d’interrogations, un certain nombre de questions qui étaient en suspens et donc c’est pour cette raison que nous ne sommes pas forcément surpris de la décision de la CNAC qui a été rendue. »
France Bleu Gard Lozère : Manifestement. Julien Plantier, vous, vous ne l’avez pas accompagné, Rani Assaf, qui est allé défendre son dossier à Paris alors que c’est quand même vous qui lui avez vendu le stade.
Julien Plantier : Écoutez, il faut distinguer deux choses. D’une part, lorsque le projet tel qu’il a été présenté par le président Assaf, au moment où le club du Nîmes Olympique était dans une situation sportive bien plus favorable, il y avait une conjoncture qui était différente à cette époque-là. Force est de constater que depuis les choses ont évolué et quand on voit la manière dont Rani Assaf méprise le peuple nîmois par rapport à la gestion du club, il y avait un certain nombre de questions.
J’ai eu l’occasion de le rencontrer au tout début de l’été avec le directeur général des services de la ville de Nîmes pour faire le point sur sur son projet. Et à ce moment-là, il nous a fait part qu’il envisageait un certain nombre de modifications sans pour autant nous donner le contenu des modifications. Et donc, en début de semaine, lorsque nous avons fait le point avec Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, nous avons pris la décision, une décision qui était pas simple à tenir mais nous assumons nos responsabilités, de ne pas participer à la CNAC et d’indiquer à cette juridiction qu’aujourd’hui la ville de Nîmes ne pouvait pas se positionner sur le sujet parce qu’il nous manquait beaucoup trop d’éléments pour pouvoir se positionner par rapport à ça. Je tiens à remercier Jean-Paul Fournier, d’avoir suivi cette position parce que très clairement, aujourd’hui, c’était un des derniers filtres par rapport au positionnement de Rani Assaf sur la ville de Nîmes
Ce refus judiciaro-administratif, si on peut l’appeler comme ça, avec ce refus là, le permis de construire, finalement, on n’en parle plus ?
Non, on ne peut pas dire ça aujourd’hui. Il y a une demande qui avait été déposée, une demande qui est encore instruite. Lors de l’instruction. Il y a un certain nombre de filtres qui doivent passer. Aujourd’hui, très clairement, le fait que la CNAC donne un avis défavorable en appel ne permet pas au projet de sortir en l’état. Donc l’instruction prendra toutes ses responsabilités par rapport à cela. Après, si le porteur du projet présente un certain nombre de modifications prenant en compte les éléments par rapport à cette décision, à ce moment-là, l’instruction peut évoluer. Mais par contre, il y a là, pour le coup, une autre problématique qui s’ouvre, c’est qu’à partir du moment où il y a des modifications importantes par rapport à ce projet, le projet ne pourra être décidé en l’état. Il devra déposer une nouvelle demande de permis de construire le cas échéant.
Vous savez, depuis le début, nous avons à cœur d’accompagner le Nîmes Olympique. Je l’ai dit en introduction de mes propos ; lorsque nous avions un club qui tutoyait le sommet de l’élite française, c’est à dire lorsqu’on est monté en Ligue 1, il y avait une dynamique sportive qui était présente avec un certain nombre de projets qui pouvaient l’accompagner, notamment par rapport à la construction d’un nouveau stade. Et force est de constater qu’aujourd’hui, bien évidemment, nous partageons le constat qui est fait. Jean-Paul Fournier est extrêmement critique à l’égard de Rani Assaf et la manière dont il peut gérer ce club aujourd’hui.
Très clairement, on voit bien que ce n’est plus l’homme de la situation et nous appelons à son départ le plus rapidement possible pour qu’on puisse retrouver un semblant de sérénité. Parce qu’aujourd’hui, très clairement, vous avez raison, ce n’est pas digne d’un club de foot professionnel d’une ville de 150 000 habitants.
Alors qui prendrait la présidence dans cette éventualité là, parce que pour l’instant, il n’a pas parlé de partir. Julien Plantier, vous êtes prêt ?
Aujourd’hui ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il n’y a pas d’ingérence.** Aujourd’hui, le club de football professionnel qu’est Nîmes Olympique, même s’il est dans une situation critique d’un point de vue sportif, est une entité privée. Nous n’avons pas à nous impliquer par rapport à cela. Nous, par contre, ce que l’on peut faire, c’est qu’on essaye autant que possible de défendre les intérêts moraux du club, de défendre la caution qu’est le Nîmes Olympique et de ne pas porter atteinte à l’héritage que l’on a pu laisser depuis 70 ans au niveau de ce club.
Donc aujourd’hui, on est extrêmement vigilant par rapport à cela. On voit bien et très clairement on a pris bien évidemment, le constat qui est le suivant : c’est à dire qu’aujourd’hui, il n’est plus en capacité de gérer ce club.
Jean-Paul Fournier le lui a dit, je le lui ai dit, Nicolas Rainville en tant qu’adjoint aux sports le lui a dit, et j’espère aujourd’hui qu’il va faire preuve de réalisme et de lucidité pour se rendre compte de la situation dans laquelle est ce club, et surtout de la situation dans laquelle lui-même a mis ce club.
Nîmes
14/09/2023
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