Confrontées à des baisses de subventions de l’État, les communes doivent s’adapter à la conjoncture actuelle. Dans ces conditions, comment investir dans du matériel communal ? Un artiste designer toulousain a trouvé la solution. Il vient d’ouvrir son site internet « La Bonne Mairie ».
Racheter du matériel, dont les communes ne se servent plus pour les utiliser dans sa mairie ou sa salle des fêtes, c’est l’idée écologique et solidaire que vient de lancer Kamel Sécraoui, avec un nouveau projet destiné aux collectivités. 
Le site « La Bonne Mairie » n’a que trois semaines d’existence, mais de l’avis de son créateur, « c’est bien parti ». Cette plateforme innovante est dédiée à la mise en relation des communes françaises, pour qu’elles puissent vendre, acheter ou louer du matériel d’occasion, dont elles n’ont plus l’usage : « On met en relation le surplus et le manque », se réjouit Kamel Secraoui.
« En travaillant comme designer avec les municipalités, je me suis rendu compte que certaines étaient saturées de matériel non utilisé et d’autres n’avaient pas les moyens d’en acquérir », témoigne le créateur du site, Kamel Secraoui. « Et comme ce qui est à l’État doit rester à l’État, impossible de le revendre au grand public, j’ai donc proposé cette solution »
Le fonctionnement est simple pour les communes : il suffit d’adhérer, à raison de 300 euros par an, à l’association « Aux âmes citoyens ». Aucuns frais ne sont appliqués sur les transactions entre municipalités. Les villes de moins de 2500 habitants peuvent même accéder aux annonces gratuitement. Rien de tel n’existait jusqu’à présent. 

« Le projet est à la fois économique, écologique et solidaire », estime Kamel Secraoui. « Non seulement on accompagne les communes pour les aider à dépenser moins, mais on évite de jeter des bennes entières de matériels, qui ne servaient plus à rien. Et en plus, on met en lumière les villes qui participent à ce cercle vertueux ». 
Kamel Secraoui a grandi dans le quartier du Mirail à Toulouse. À 49 ans, il crée des bancs pour les municipalités. Du beau et de l’utile à l’image de cet homme tourné vers les autres.
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D’ailleurs « La Bonne Mairie » n’est pas son premier projet à aboutir. Il a lancé, au moment du confinement, des maraudes gourmandes à destination des sans-abri : le Plancha Social Club. Un projet autofinancé.
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« L’idée, c’est de créer du lien avec les SDF autour d’une bonne plancha », raconte Kamel. « Ça nous permet aussi de les orienter vers les bonnes structures d’aide ». Car le credo de cet artiste, c’est avant tout de se rendre utile.
 « Les gens me disent que j’effectue le travail des politiques« , avoue Kamel. « Mais c’est ça le vrai sens de la politique. Il faut regarder le bien commun et remettre de la fraternité dans la ville ». 
Tous les projets de l’artiste sont à découvrir sur son site internet.

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Points clés

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  • Dans ces conditions, comment investir dans du matériel communal ?
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