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Panorama des prêts à l’habitat des ménages – Juillet 2025
Panorama mis à jour le 7 juillet 2025
Sur les 5 premiers mois de l’année 2025 la production de crédits à l’habitat est en hausse de 50 % par rapport à la même période il y a un an (cf. G1, G1bis). Ce rebond traduit un contexte beaucoup plus favorable pour les emprunteurs, avec la baisse d’un point de pourcentage du coût des crédits immobiliers depuis le plus haut atteint en janvier 2024 (voir p. 4), la reprise des transactions immobilières (G2ter) et des prix immobiliers nominaux qui restent plus bas (cf. G2bis). L’enquête auprès des banques sur la distribution du crédit confirme une hausse de la demande de prêts à l’habitat de la part des ménages (cf. G1ter) parallèlement à un assouplissement par les établissements de crédit des critères d’octroi des crédits immobiliers (cf. G1quater). 
Conséquence de cette reprise de la production, le taux de croissance annuel des encours de crédits à l’habitat se redresse progressivement (cf. G2).
 
Depuis le début de l’année, les baisses du taux moyen, hors frais et assurances, des nouveaux crédits à l’habitat continuent à ralentir (3,11 % en mai, après 3,13 % en avril pour les taux hors renégociations ; cf. G3). Depuis le plus haut atteint en janvier 2024, la baisse cumulée des taux des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociation atteint 100 points de base.
 
La production de crédits à l’habitat affiche des évolutions assez parallèles au sein de la zone euro, avec une reprise observée partout à partir de 2024. Exprimée en % du PIB, la production est plus élevée en France que chez nos voisins européens (4,8% du PIB, contre 4,2% pour la moyenne zone euro ; cf. G4bis). 
 
Le ratio d’encours de crédits à l’habitat des ménages rapporté au PIB diminue depuis mi-2022 en France. Si cette baisse est un peu plus marquée dans l’Hexagone que pour la moyenne zone euro (respectivement -5,2 points de pourcentage contre -4,3 en zone euro), le ratio reste sensiblement supérieur à celui de nos principaux voisins européens (cf. G5quarter). 
Les taux d’intérêt des crédits nouveaux aux ménages hors renégociations ont nettement diminué en 2024 partout en zone euro (cf. G5). Depuis le début de l’année 2025, les évolutions sont variables selon les pays : poursuite de la baisse en France et en Espagne, hausse en Allemagne et en Italie. 
La production de nouveaux crédits à l’habitat à taux fixe continue à représenter la très grande majorité des prêts accordés aux ménages, particulièrement en France où la part des crédits à taux variable reste sensiblement inférieure à la moyenne de la zone euro (4 % contre 14 % en mai 2025 ; cf. G5bis).
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages est mesuré ci-dessous comme le nombre de m² pouvant être acquis par un ménage disposant d’un revenu moyen* et recourant à un crédit bancaire pour financer son bien  .
Au 1er trimestre 2025, le pouvoir d’achat immobilier des ménages s’est stabilisé. Les prix immobiliers et les revenus varient peu et la baisse des taux d’intérêt a été plus limitée.
 
La part des primo-accédants dans la production (en montant) de crédits à l’habitat pour l’acquisition d’une résidence principale dépasse nettement 50% en mai 2025 (cf. G7).
La part des prêts relais dans la production de crédit (hors renégociations), après avoir progressé régulièrement entre 2018 et 2022 puis s’être stabilisée en 2023, tend à reculer depuis (cf. G8).
La part des ménages les plus modestes (ceux avec un revenu inférieur à 2 SMIC) au sein des emprunteurs tend à augmenter : elle représente 31% des prêts accordés en avril 2025 (26% en 2021) ; les ménages gagnant moins de 3 SMIC représentent quant à eux plus de la moitié (58%). (cf. G10). L’encours des prêts à taux 0%, dont le bénéfice est notamment soumis à des conditions de ressources, a continué de progresser (l’encours de ces prêts représente 3,5 % de celui des crédits à l’habitat fin mars 2025 ; cf. G9).
 
Sauf mention contraire, toutes les statistiques présentées ci-après se basent sur une collecte mensuelle auprès de la totalité du système bancaire, couvrant les prêts ayant fait l’objet d’une signature irrévocable par le prêteur et l’emprunteur en cours de mois.
 
1Cette part est estimée sur la base des crédits de PFIT inférieure à 1 an.
2Le calcul du pouvoir d’achat immobilier est réalisé sur la base d’une mensualité de remboursement égale à 33 % du revenu de l’emprunteur, sans apport personnel, pour un crédit d’une maturité égale à la moyenne de la période sous revue (en décembre 2024, la durée moyenne est de 278 mois).
Mise à jour le 22 Juillet 2025
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