Dans le nord de la ville, le quartier du Ray traverse une période de stabilisation après plusieurs années de croissance soutenue. Les futurs acquéreurs observent attentivement les courbes du marché alors que les prix marquent une légère pause printanière…
Il flotte toujours ce petit air de village quand on remonte le Ray, loin du tumulte touristique de la Promenade des Anglais. Ici, les habitants se croisent à l’ombre des nouveaux espaces verts, mais l’ambiance bucolique ne doit pas faire oublier la réalité des chiffres. 
Pour ce mois d’avril 2026, les données publiées par la plateforme spécialisée Meilleurs Agents indiquent une valeur moyenne de 4 540 euros le mètre carré pour l’ensemble des biens du secteur. Ce chiffre cache toutefois des disparités importantes selon que vous cherchiez un appartement dans une copropriété des années soixante ou une petite maison nichée sur les hauteurs. 
Les appartements se négocient autour de 4 472 euros le mètre carré en moyenne, tandis que les maisons individuelles grimpent nettement plus haut avec une moyenne dépassant les 5 175 euros.
Le marché local semble reprendre son souffle après une ascension qui paraissait inarrêtable. En un mois, les prix ont connu une érosion de 0,5 %, une tendance qui se confirme sur le dernier trimestre avec un recul de 1,6 %.
Cette situation apporte un peu d’air aux familles qui représentent une grande partie de la population locale, avec un âge médian tournant autour de 44 ans. Les appartements de trois pièces constituent d’ailleurs la majorité du parc immobilier avec plus de la moitié des logements disponibles. 
Pour un foyer qui cherche à s’agrandir, les opportunités existent même si la fourchette de prix reste large, allant parfois de 2 800 euros jusqu’à plus de 6 300 euros le mètre carré pour les biens les plus qualitatifs ou récemment rénovés. Ces estimations reposent sur une analyse rigoureuse des dernières transactions enregistrées par les notaires et les agences partenaires, ce qui assure une vision fidèle du terrain en ce début de printemps.
Si les appartements subissent une légère correction, le segment des maisons de ville et des villas conserve une solidité remarquable. Avec un écart de plus de 15 % par rapport au prix des appartements, le rêve d’un jardin au Ray reste un investissement conséquent. 
On observe des pointes dépassant les 9 500 euros le mètre carré pour certaines demeures d’exception situées vers le boulevard Henri Sappia ou l’avenue Cernuschi. Le quartier demeure bien plus accessible que son voisin Gairaut, où les tarifs s’envolent bien au-delà des 6 000 euros, mais il reste plus onéreux que Saint-Sylvestre. 
La présence de 12 % de logements vacants et d’un taux de propriétaires dépassant les 55 % montre que le secteur reste un lieu de résidence principale avant tout, loin de la spéculation des locations saisonnières qui grignote d’autres quartiers de la commune.
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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l’économie locale et de l’immobilier, il suit de près l’évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.
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