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Source : JT 13h Semaine
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Le 13H
Les centrales d’achat sont dans le collimateur des mairies. Dans les placards de Nathalie Deroche, directrice du département de la commande publique à la mairie de Béziers (Hérault), une pile de catalogues dont elle ne se sert plus pour passer des commandes pour la ville de Béziers : « Les prix sont trop élevés au vu des budgets qui nous sont alloués pour pouvoir commander à ces tarifs-là ».
Exemple à l’appui, la directrice de la commande explique dans le sujet du 13H de TF1 à retrouver en tête de cet article, pourquoi depuis une dizaine d’années, les centrales d’achat et leurs fascicules n’ont plus ses faveurs : « L’achat d’une chaise de bureau, on est à 322 euros TTC. Le type de chaise qu’on peut avoir en prix public dans une grande enseigne à 100 euros ».
Même constat pour la ville de Pontoise (Val-d’Oise), également sollicitée dans le sujet du 13H à retrouver en tête de cet article. L’édile Stéphanie Von Euw dénonce, elle aussi, des tarifs 2 à 3 fois plus chers pour sa collectivité. « L’exemple tout bête, vous avez des chaussures, c’est des équipements professionnels, c’est 36,64 euros. La ville, ça a été facturé 145 euros. Qu’est-ce qui justifie cette différence de prix ? Rien ».
Les centrales d’achat justifient ce surcoût par le travail de recherche, de négociation et de mise en concurrence qu’elles mènent auprès des fournisseurs à la place des collectivités. Le tout pour des milliers de références disponibles. Pontoise a quand même décidé de ne plus commander sur catalogue.
À Béziers, sauf pour quelques articles très particuliers, Nathalie Deroche a fait le même choix dès 2015 : « On a une modification de montant pour acheter des fournitures ».
Son service organise des appels d’offres en respectant le code de la commande publique. « Donc dernièrement, nous avons acheté un gerbeur électrique de ce type-là. Nous l’avons payé 10.800 euros alors que dans un catalogue, nous l’aurions payé 30.000 euros TTC ».
Un fonctionnement qui permet donc d’économiser sur les deniers publics. « Ça reste nettement moins cher que le catalogue, ça c’est sûr et certain. Peut-être un peu plus cher tout de même que le prix public. Par contre, oui, nous avons quand même des prix très compétitifs ».
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Il existe aussi une autre solution pour réduire la note lors d’achats : se regrouper. Plusieurs collectivités passent des commandes en commun pour des produits identiques. C’est le cas du service informatique de la mairie de Béziers pour les ordinateurs : « Pour un PC, le prix public est à 1700 euros
, note Jérôme Sablayrolles, dans le sujet du 13H de TF1. Nous aujourd’hui sur le marché, on l’a à 800 euros. »
En fait, son service se regroupe avec d’autres collectivités comme des hôpitaux, des départements ou des régions pour diminuer la facture. « L’idée, c’est de contractualiser sur un volume global d’achats. Cet effet de masse fait qu’ils ont un pouvoir sur les constructeurs qui est beaucoup plus prégnant que nous, seuls, dans son coin »
, poursuit-il. Pour que les collectivités paient moins cher, il existe aussi des sites où elles peuvent acheter et se revendre des fournitures de seconde main.
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