Par Micheal Moulis le 07 février 2026 à 16:45

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Le dispositif Relance logement prévu dans le budget 2026 veut relancer l’investissement locatif en France avec un mécanisme fiscal inédit. Biens concernés, conditions de location, plafonds de loyers et gains possibles : voici l’essentiel pour comprendre si cette mesure peut vraiment alléger vos impôts et remettre des logements sur le marché.
Sommaire
Face à une pénurie persistante de logements, l’État fixe un cap ambitieux avec le dispositif Relance logement. L’objectif affiché est clair : atteindre 400 000 logements construits par an afin de répondre à la demande croissante, notamment dans les zones tendues.
Dès 2026, le Gouvernement vise 50 000 logements locatifs privés supplémentaires et 125 000 logements sociaux. Pour y parvenir, 500 millions d’euros supplémentaires sont mobilisés en faveur des bailleurs sociaux, afin d’accélérer la construction et la rénovation.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique de moyen terme, avec un objectif global de 2 millions de logements d’ici 2030, tous segments confondus.
Le marché locatif privé est aujourd’hui freiné par la hausse des taux, le durcissement des normes et la baisse de rentabilité. Le dispositif Relance logement vise à réduire le poids de la fiscalité pour redonner de l’attractivité à l’investissement.
Contrairement aux anciens dispositifs, l’approche repose sur l’amortissement du bien et la déduction étendue des charges, plutôt que sur une simple réduction d’impôt. L’objectif est de sécuriser les bailleurs tout en augmentant rapidement l’offre disponible.
En parallèle, le plan s’accompagne de mesures structurelles : simplification de l’urbanisme, transformation de bureaux en logements et remise sur le marché des biens énergivores classés F et G.
Le dispositif Relance logement s’applique aux logements situés dans des immeubles collectifs, sans restriction géographique. Il concerne aussi bien le logement neuf que l’ancien, sous certaines conditions.
Pour un bien ancien, l’investisseur doit réaliser des travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition. Cette exigence vise à encourager la rénovation du parc existant et la remise sur le marché de logements dégradés.
Les logements doivent être destinés à la location longue durée et utilisés comme résidence principale par le locataire, excluant toute location touristique ou meublée de courte durée.
Le cœur du dispositif repose sur un mécanisme d’amortissement inédit pour les particuliers. Une partie du prix d’achat du bien peut être déduite chaque année des revenus locatifs, dans la limite de 12 000 € par an.
À cela s’ajoute la déduction intégrale des charges liées à la location : travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière et frais de gestion. Ce cumul permet, dans de nombreux cas, de ramener l’imposition des loyers à zéro.
En cas d’excédent, le déficit généré peut être imputé sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an, renforçant l’intérêt fiscal du dispositif.
Pour bénéficier du dispositif Relance logement, l’investisseur doit s’engager à louer le bien pendant une durée minimale de 9 ans. La location doit être consentie à titre de résidence principale, conformément au modèle des dispositifs antérieurs.
En contrepartie de l’avantage fiscal, des plafonds de loyers s’appliquent selon le niveau retenu : intermédiaire, social ou très social. Ces plafonds visent à maintenir des loyers accessibles tout en sécurisant l’investissement.
Afin de limiter les abus, les locations au profit d’un membre du cercle familial proche sont interdites. Le non-respect de ces conditions entraîne la remise en cause des avantages fiscaux.
Un ménage acquiert un appartement pour 180 000 €, avec un apport de 30 000 € et un emprunt de 150 000 €. Grâce au mécanisme d’amortissement et à la déduction des charges, les revenus locatifs peuvent devenir non imposables.
Après dix ans de détention, le dispositif permet jusqu’à 16 000 € de déductions au titre de l’impôt sur le revenu, tout en générant un effort d’épargne maîtrisé. Un levier fiscal particulièrement attractif pour relancer l’investissement locatif.
Baptiste BIALEK
Micheal Moulis
Cyril KUHM
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