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Le Beaujolais séduit toujours les acquéreurs : entre ajustement des prix, coûts des travaux et profils d’acheteurs plus exigeants, les transactions ont repris progressivement ces derniers mois.
« La demande pour les maisons dans le Beaujolais est là et elle est qualitative avec des acquéreurs qui ont un budget validé et un projet précis », s’enthousiasme Véronique Gauthier, responsable de l’agence Neowi à Villefranche-sur-Saône. « En revanche, la rencontre avec l’offre reste encore parfois compliquée à cause du décalage entre pouvoir d’achat et prix de vente. »
Selon cette spécialiste du marché du Beaujolais, le marché des maisons anciennes s’est segmenté en fonction des prix de vente. « Pour les maisons à moins de 450 000 euros, on voit une reprise, c’est plus fluide. Au-delà de 700 000 euros, nous voyons des acquéreurs qui achètent sans prêt, souvent après la vente d’une entreprise ou grâce à un héritage. Mais le segment entre 450 000 et 700 000 euros est à la peine, on manque d’acquéreurs. »
Beaucoup de maisons construites dans les années 1980 arrivent aujourd’hui sur le marché avec le papy-boom
Par ailleurs, les acheteurs se montrent beaucoup plus prudents qu’auparavant face aux biens nécessitant des rénovations. « Le cumul prix d’achat, travaux et frais de notaire rend la projection plus difficile. Les travaux restent coûteux », observe la professionnelle. Mais la force du Beaujolais, c’est sa diversité de territoire, mais aussi de type d’habitat.
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Les bâtisses en pierre dorée du XIXe siècle, souvent rénovées, attirent toujours des acheteurs venus de Lyon ou d’Île-de-France pour leur caractère architectural. D’autres biens proviennent du renouvellement générationnel.
« Beaucoup de maisons construites dans les années 1980 arrivent aujourd’hui sur le marché avec le papy-boom. Elles font autour de 100 à 110 m2 sur des terrains proches de 800 m2 mais nécessitent souvent des rénovations énergétiques », explique Véronique Gauthier.
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Les transactions récentes illustrent cette diversité. Une propriété en pierres, rénovée de manière haut de gamme, avec dépendances et plus de 8 000 m2 de terrain à Rivolet a ainsi été vendue 842 000 euros, tandis qu’une villa de plain-pied de 121 m2 à Denicé s’est négociée 450 000 euros.
Enfin, le prix des maisons du Beaujolais est de plus en plus impacté par leur diagnostic de performance énergétique (DPE). « Les acquéreurs y font très attention, surtout en maison individuelle », souligne Laurent Colin de l’agence Colin Immobilier à Villefranche-sur-Saône. Selon Véronique Gauthier, si les notes énergétiques A, B et C ont tendance à augmenter le prix, celles en dessous de D ont l’effet inverse.
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À titre d’exemple, à Lacenas, cette dernière a conclu la vente d’une villa en DPE de classe C de 103 m2 et 416 m2 de terrain, avec piscine, dans un lotissement récent, pour 370 000 euros DPE C… Ainsi que la vente d’une maison en pierres dorées de 90 m2 pour 180 000 euros, notamment pour son DPE G.
Les prix dans le Beaujolais
Les notaires nous ont communiqué les prix médians pratiqués dans le Beaujolais pour une maison ancienne. À titre indicatif, comptez sur 307 600 euros à Anse, 357 700 euros à Val-d’Oingt, 529 000 euros à Chasselay, 355 600 euros à Porte des Pierres Dorées, 222 500 euros à Tarare, 299 100 euros à Arnas, 290 000 euros à Blacé, 328 700 euros à Gleizé, 317 200 euros à Limas, 248 300 euros à Villefranche-sur-Saône, 162 300 euros à Beaujeu, 264 600 euros à Belleville-en-Beaujolais ou encore 305 900 euros à Saint-Georges-de-Reneins.
« La maison neuve, un produit qui séduit les primo-accédants »
Questions à Sylvain Polosse, directeur associé du groupe Demeures Caladoises Participations et vice-président du pôle habitat de la Fédération française du bâtiment Auvergne Rhône-Alpes.
Comment se porte aujourd’hui la construction de maisons neuves dans le Beaujolais ?
« Le secteur repart doucement. Le Beaujolais fait partie des territoires qui subissent en premier les crises… mais fait aussi partie des premiers à redémarrer ! En 2025, l’activité progresse fortement. Au niveau national, les ventes de maisons individuelles ont augmenté d’environ 33 % entre 2024 et 2025. Dans le Beaujolais, la hausse est plutôt autour de 50 %. Mais il faut rappeler que l’on part de très bas. En France, environ 67 800 maisons individuelles neuves ont été vendues en 2025 contre près de 117 000 avant la crise sanitaire. »
Comment expliquez-vous cette reprise ?
« Les taux d’intérêt se sont stabilisés et les banques sont aujourd’hui plus ouvertes pour financer les projets. Il y a aussi le prêt à taux zéro qui a été prolongé jusqu’à fin 2027 avec des montants et des plafonds revalorisés. C’est très favorable pour les primo-accédants. »
Quel type de maisons les ménages font-ils construire ?
« Les primo-accédants cherchent généralement des maisons entre 80 et 120 m2 avec trois ou quatre chambres. La typologie dépend beaucoup du terrain car nous adaptons toujours la maison à la parcelle, surtout quand elle est petite. Les maisons restent assez traditionnelles, avec des toits à deux pans. Le toit terrasse existe mais il reste minoritaire car les plans locaux d’urbanisme imposent souvent certaines formes. Côté équipements, la pompe à chaleur et le plancher chauffant ou rafraîchissant sont devenus très courants. Le confort d’été est désormais un critère important pour les acquéreurs. »
Quel est le profil des acquéreurs de maisons neuves dans le Beaujolais ?
« Environ 70 % de notre clientèle est composée de primo-accédants. Mais ce ne sont plus des jeunes de 20 ans comme auparavant. On est plutôt sur des couples autour de 30 ans qui ont déjà un peu d’apport. »
Quel budget faut-il prévoir  ?
« Hors terrain, comptez de 150 000 à 160 000 euros pour un projet de primo-accédant. Pour une maison d’environ 100 m2 avec davantage de prestations, on se situe plutôt entre 220 000 et 230 000  euros. Le terrain reste la vraie difficulté. Dans certaines communes du Rhône, on dépasse rarement 600 m2. C’est pour cela que beaucoup de ménages vont chercher de l’autre côté de la Saône, dans l’Ain, où il est plus facile de trouver des parcelles de 800 m2 ou plus. »
Terrains à bâtir : les prix continuent de progresser dans le Beaujolais
Le critère déterminant pour faire construire une maison, c’est avant de trouver un terrain à bâtir.
Or, « non seulement les parcelles sont de plus en plus difficiles à trouver, explique Sylvain Polosse, le directeur du groupe Demeures Caladoises Participations,  mais elles sont aussi de plus en plus chères… Tout en étant de plus en plus petites ! »
Jugez plutôt  : en 2024, les terrains dans le Beaujolais avaient vu leur valeur grimper d’environ 10 % en un an. Le budget médian d’acquisition atteignait 160 000 euros dans les Pierres Dorées et 107 800 euros dans la zone au nord de Villefranche-sur-Saône jusqu’à la frontière de la Saône-et-Loire. Avec de tels budgets, il était possible d’acquérir une surface médiane de 710 m2 dans chacune de ces deux zones.
Cette année encore, les notaires font état de prix en hausse : il faut compter sur un budget médian de 166 500 euros dans les Pierres Dorées, pour une surface médiane acquise de 670 m2, et 110 000 euros dans le nord du Beaujolais pour 690 m2.
Mais cette tendance avec des parcelles toujours plus petites n’est pas nouvelle. « D’une part, ceux qui font construire ne veulent plus s’embêter à passer leur week-end à entretenir des espaces verts  ; d’autre part, acheter un terrain plus petit permet aussi de réduire la facture finale », analyse Sylvain Polosse.
D’ailleurs, selon la Chambre interdépartementale des notaires de la cour d’appel de Lyon, 84% des terrains vendus au cours des douze derniers mois sur la zone Saône Beaujolais ont une surface inférieure à 899 m2. Une tendance sensiblement la même du côté des Pierres Dorées avec 74% des ventes de terrains qui concernent des parcelles de moins de 899 m2.
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