La candidate venue du RN Laure Lavalette arrive largement en tête du premier tour, avec 39 % des suffrages, devant la maire Josée Massi (24 %), le sénateur LR Michel Bonnus (15 %), la candidate de l’union de la gauche Magali Brunel (13 %) et l’insoumise Isaline Cornil (6 %), dans un sondage Ifop paru fin janvier. Mais au second tour, en cas de duel, Josée Massi peut l’emporter (52 % contre 48 %).
Le « Grand » trône au cœur de la pièce, entre un maillot du géant sud-africain Bakkies Botha et un cliché noir et blanc du mythique stade Mayol daté de 1920, au-dessus d’un sol jonché de ballons ovales. André Herrero, le Grand, qui a autant marqué le club que la ville, domine la galerie temporaire du musée de Toulon consacrée au rugby. Décédé en octobre dernier, ce colosse aux yeux bleus acier a connu 1995, année où le Front national s’empare de la cité. L’ancien entraîneur du Rugby Club toulonnais (RCT) fait partie des rares sportifs à s’opposer publiquement au parti de Jean-Marie Le Pen.
En ce samedi de fin janvier, Jean-Michel, l’artisan de l’exposition se souvient : « Le FN a pris Toulon car la droite s’était déchirée. Ils ont été les premiers surpris. La ville a été boycottée, ruinée, et… le RCT a perdu ses matchs. »