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Reconnaissables par les habitants du quartier Rochefort Ouest, les maisons sont progressivement mises en vente sur le site du leboncoin.fr en ce mois d’octobre : 157 000 euros pour l’une d’entre elles sur une annonce du 22 octobre, 126 000 euros pour une autre le 24 octobre, ou encore plusieurs à 184 130 euros autour de ces dates-là également. Alors que la raréfaction des logements est tangible depuis plusieurs mois à Rochefort, l’arrivée providentielle d’une douzaine de maisons sur le marché attise la curiosité.
Ce sont les maisons du lotissement Thomas, comme le surnomment les gens du quartier Le Petit-Marseille/La Mauratière. Ou de l’ex-lotissement Thomas convient-il de dire ? Une demande de transfert de permis de construire groupé de 26 logements obtenus par le promoteur Claude Thomas dans les années 2010 a été déposée par la SARL du Golfe à la mairie le 19 septembre et se trouve actuellement en instruction.
Selon nos informations, ce n’est pas la première fois que ces logements sont mis en vente : l’ensemble des 26 maisons aurait été proposé voilà plusieurs mois. « Pour près de 2 millions d’euros », se souvient un professionnel. Malgré quelques touches, aucune transaction n’avait été menée à terme.
Au-delà de se renseigner sur les intentions du futur acquéreur pour achever cet ensemble résidentiel dont les extérieurs sont restés à l’état de terrain vague, la mairie tente de « faciliter » la transaction. Et repartir sur de bonnes bases tant les relations furent chaotiques et houleuses avec l’ex-promoteur : en 2016, la Ville avait déposé des blocs de pierre rue Ramuntcho en raison du non-respect de prescriptions du permis de construire concernant la voirie. La Ville n’avait pas davantage validé les réseaux d’eau usée et pluviale, là aussi non conformes. Aujourd’hui, ces deux mêmes réseaux, ainsi que l’électricité et le téléphone, sont à vérifier, notamment grâce à des caméras qui jaugeront l’état des canalisations.
La mairie souhaite également être rassurée sur l’état des logements (notamment le clos et le couvert), dont la grande majorité n’a jamais été achevée, tandis que d’autres souffrent de défauts, comme l’ont assuré à « Sud Ouest » des locataires qui se sont succédé ces dernières années. Seules six maisons ont été habitées sur les 26 (aujourd’hui, deux habitations semble-t-il restent occupées). Sans toutes disposer d’une arrivée d’eau : deux maisons étaient raccordées au réseau et alimentaient chacune deux autres maisons grâce à des sous compteurs.
Autres soucis recensés avec des « portes qui ne ferment pas », « des chauffages qui ne marchent pas », « une isolation défaillante », « des volets roulants cassés ». À la base, le loyer était « correct » (autour de 800 euros) et le quartier « pas si mal », proche d’une école, d’un supermarché, d’une pharmacie, de la rocade, concèdent d’anciens locataires, issus en majorité de familles recomposées avec beaucoup d’enfants.
La mairie évoque quant à elle des « reprises de menuiseries » à effectuer. Autant dire que le sort de ces maisons ne laisse pas indifférent.
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