Mardi 6 janvier Fête des Mélaine
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Comment se porte le marché de l’immobilier en Haute-Garonne ? Il a connu des jours meilleurs, si l’on en croit Hubert Létinier, le président de la Chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse. Il répond aux questions de l’éco d’ici.
Les temps sont durs pour de nombreux secteurs de l’économie. Et l’immobilier n’y échappe pas. La Chambre des notaires de la Cour d’appel de Toulouse vient de publier des chiffres pour la période qui va de juillet 2024 à juillet 2025. Pour Hubert Létinier, son président, ce marché en berne a des conséquences directes : « Derrière l’immobilier, il y a des besoins de logements, de besoins, de bureaux et de commerces. Et si le marché immobilier ne va pas bien, les usagers de l’immobilier ne sont pas satisfaits. Ce qui peut entraîner des situations de mal-logement. A Toulouse, par exemple, les ménages avaient l’habitude d’acheter un premier logement d’une certaine taille, puis de le vendre et d’acheter un logement un peu plus grand lorsque la famille s’agrandissait. Aujourd’hui, cela devient plus difficile et plus rare. »Une situation qui est en partie liée aux prix de vente des logements, qui baissent très peu :  ils ont diminué de 2,5% en un an dans l’ancien. « Mais le marché est avant tout bloqué à cause de augmentation très rapide des taux d’intérêt il y a trois ans. »Emprunter coûte donc bien plus cher depuis fin 2022. « Pendant les dix années qui ont précédé, on a eu une baisse des taux d’intérêt qui nous a fait arriver à des taux excessivement bas. Mais lorsque les taux d’intérêt baissaient, les prix de l’immobilier augmentaient. Aujourd’hui, avec la même mensualité qu’il y a quatre ans, vous pouvez acheter un appartement en ville qui a une pièce de moins. Il est donc quasiment impossible pour un ménage d’acheter une pièce plus. »Hubert Létinier observe la situation politique mais ne s’attend pas à une amélioration significative malgré la mise en place d’un nouveau gouvernement : « le Premier ministre, n’a pas forcément la solution entre ses mains. Le secteur immobilier a des acteurs et des professionnels qui doivent arriver à convaincre les vendeurs que les prix doivent un peu baisser. Je n’irais pas jusqu’à dire que les vendeurs toulousains ne sont pas raisonnables. Le problème, c’est que pendant des années, le monde de l’immobilier leur a vendu l’idée qu’un bien créait nécessairement de la plus-value. On ne peut donc pas en vouloir aux vendeurs. Mais si un bien ne se vend pas, c’est qu’il n’est pas au prix du marché. On voit que les prix ont commencé à baisser. Et ce que l’on sait, c’est que tant que ça ne baisse pas, ça ne repart pas. Il est évident que des taux d’intérêt à la baissé aideraient le marché à repartir. Ce qui est dommage, c’est qu’on a eu un mauvais signal en mars dernier lorsque le gouvernement a permis aux départements d’augmenter les impôts sur l’achat. »L’interview complète d’Hubert Létinier est à voir ici :Le Le Le Le Le Le Le Le Tous les vendredis, recevez le meilleur de la semaine d’ICI Occitanie : certifié 100% local !

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