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Source : JT 13h Semaine
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Dans ce hangar, c’est une accumulation d’objets qui prennent la poussière. « Nous avons »effectivement des tables et chaises pour les écoles. Nous avons »aussi ce tracteur tondeuse ainsi que le jeu de pneus du tracteur », énumère  Gilles Turlan, maire (SE) de Giroussens (Tarn). Du matériel accumulé depuis des années et qui ne sert plus à rien. De l’argent qui dort. « On ne se rend pas compte au fur et à mesure des années de tout ce stock et de toute la valeur de ce stock que nous avons, souligne l’édile. Cette commune du Tarn a donc décidé de se séparer de ses objets. Les vendre pour réinvestir sans toucher au budget municipal. « Vendre ce broyeur, ce qui nous permettra d’acheter la remorque sans avoir pour autant à y mettre de l’argent supplémentaire », explique Gilles Turlan.
La mairie va passer par une plateforme fondée par Kamel Sécraoui.  Il a eu l’idée de créer le site internet  labonnemairie.fr  pour mettre en relation les collectivités entre elles. Une sorte de bon coin réservé aux communes. « Les annonces sont très simples :  des tables de réunion et des machines à café qui appartiennent aussi à des mairies », détaille Kamel. L’adhésion coûte en moyenne 400 euros à l’année. C’est gratuit pour les villages de moins de 2.000 habitants. « On compte plus de 80 mairies adhérentes. Et petit à petit, ça grandit, rapporte-t-il. On fait appel aux grandes villes pour mettre du matériel dessus, que les petites puissent en profiter aussi. »  C’est cette solidarité qui a séduit le village de Palaja. « Que les plus riches aident les plus pauvres. Que les communes, qui n’ont pas les moyens, ne soient pas bloquées pour des investissements par une histoire de coûts. Éthiquement, c’est quelque chose de bien », estime Thierry Lecina, maire (SE) de Palaja (Aude).
Les mentalités changent. Les administrations, elles aussi, veulent se mettre sur le marché de l’occasion. Une dizaine d’annonces sont postées : un panier de basket ; une desserte de cuisine ; des tables à petit prix. « Par exemple, les dernières tables de cantine que nous avons achetées coûtent 250 euros hors taxes l’unité. Là, on la vend 60 euros », confie dans la vidéo du 20H de TF1 visible en tête de cet article Sandrine Savoye, directrice générale des services de la ville de Palaja. Habituellement, les collectivités doivent passer par des marchés publics ou des sites dédiés pour acheter. « Il faut qu’on respecte les normes européennes, françaises. On est donc obligé d’être avec des entreprises et des sociétés spécialisées, ça représente un coût », poursuit-elle.
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Dans cette commune, proche de Toulouse, on vend du matériel d’occasion depuis 12 ans. Mais aux enchères sur site et en suivant le procédé classique de ce type de vente, comme le rapporte Sandrine Soisson, conseillère technique en prévention à Saint-Orens-de-Gameville en Haute-Garonne : « Après la date finale de la fin des enchères, le plus offrant remporte l’objet. » Ici, les ventes sont destinées à des particuliers. « Une grande partie du mobilier vient des écoles et crèches et sort de ces établissements-là parce qu’ils ne sont plus aux normes pour le service public », ajoute Sandrine Soisson. Et l’équipe municipale ne reviendrait pas en arrière. Elle a fait les comptes. « Depuis neuf ans, on a dégagé des liquidités de l’ordre de 150.000 euros, se félicite Dominique Faure, maire PRG de Saint-Orens-de-Gameville. Ça nous permet effectivement de faire des investissements que nous n’aurions peut-être pas faits si on n’avait pas vendu tout cela. » L’idée semble également séduire les associations et les clubs sportifs. Le site devrait donc évoluer dans les prochains mois.
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