Selon une étude Maslow.immo, Toulon figure dans le top des villes où investir dans l’immobilier locatif est encore accessible avec un salaire médian.
Alors que les conditions d’accès au crédit immobilier se sont considérablement durcies ces dernières années, l’investissement locatif devient un parcours complexe pour les Français aux revenus intermédiaires. Face à ce constat, la plateforme Maslow.immo (https://maslow.immo/), spécialiste de l’investissement locatif clé en main, publie ce mardi une étude inédite qui identifie les villes où un tel projet reste financièrement viable pour un profil disposant d’un salaire médian. Toulon se distingue particulièrement dans ce nouveau paysage immobilier, tant dans le neuf que dans l’ancien.
Le paradigme a changé : l’investisseur ne choisit plus un projet pour ensuite adapter son financement, mais doit désormais calibrer son projet en fonction d’une capacité d’emprunt de plus en plus contrainte.
Un pouvoir d’achat immobilier locatif redéfini
L’étude de Maslow.immo s’éloigne des classements traditionnels basés sur le seul prix au mètre carré ou le rendement brut. Elle propose un indicateur de pouvoir d’achat locatif réel en intégrant les conditions de financement actuelles imposées par les banques. La méthodologie repose sur un profil type précis : un investisseur au salaire médian français (2 730 € nets mensuels selon l’INSEE), lui-même locataire, avec un taux d’endettement maximal de 35 % et un apport personnel de 10 %.
L’analyse se base sur un crédit sur 25 ans à un taux de 3,50 %, des frais de notaire de 3 % dans le neuf et 8 % dans l’ancien, et des charges locatives estimées à 20 % des loyers perçus. Les données de prix proviennent des bases notariales, les loyers sont issus des estimations de l’ANIL, et les taux de vacance locative sont fournis par l’INSEE, garantissant une photographie fiable du marché.
Toulon, un marché attractif pour les revenus médians
Dans ce contexte exigeant, Toulon s’impose comme une place forte pour l’investissement. La préfecture du Var se hisse à la deuxième place du classement national pour l’immobilier neuf. Avec un salaire médian, il est possible d’y acquérir une surface de 41,8 m², tout en bénéficiant d’un des taux de vacance locative les plus faibles de France (3,40 %), signe d’une forte et constante demande. Seule la ville de Wattrelos (59) la devance.
Le marché de l’ancien confirme cette attractivité. Toulon y occupe la quatrième position nationale, permettant à un investisseur d’acquérir une surface plus confortable de 46,8 m². Ce classement démontre que la ville offre un équilibre remarquable entre un ticket d’entrée encore accessible et une sécurité locative élevée, un critère devenu primordial pour les banques comme pour les investisseurs.
Neuf ou ancien : un choix stratégique
L’étude souligne une différence notable entre les deux marchés. Si l’ancien permet généralement d’acquérir des surfaces plus grandes à budget équivalent, il comporte une part d’incertitude plus élevée concernant l’état du bien, sa performance énergétique ou le montant des charges de copropriété.
Le neuf, bien que proposant des surfaces plus réduites, offre en contrepartie une meilleure visibilité sur les coûts futurs et une plus grande attractivité pour les locataires. Des villes comme Colomiers (31), avec une vacance locative exceptionnelle de 1,1 %, ou Les Sables-d’Olonne (85) illustrent cette tendance où la sécurité prime sur la superficie.
L’analyse de l’expert
Pour les auteurs de l’étude, le marché de l’investissement locatif pour les revenus médians n’est pas fermé, mais il s’est transformé en un exercice de précision. « Le salaire médian permet de donner de la visibilité au plus grand nombre sur la capacité d’accéder à l’investissement immobilier. L’investissement locatif demeure possible, mais dans un périmètre réduit, plus sélectif, moins flexible. Il relève désormais d’un montage subtil, calibré pour répondre à des contraintes bancaires et à des exigences de sécurité locative, davantage que d’une logique d’opportunité ou de rendement », conclut Pierre-Emmanuel Jus, Directeur Délégué de Maslow.immo.
© Presse agence. Tout droits réservés