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Dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain, le quartier de Reynerie se transforme. À la clé : 862 démolitions et 1 206 reconstructions de logements, l’ouverture de commerces et d’une maison de santé.
La Reynerie, fait partie des 450 quartiers prioritaires, fléchés par l’État en 2019 pour faire l’objet d’un vaste programme de renouvellement urbain. Ambition ? Améliorer l’habitat, les équipements publics et favoriser la mixité sociale. « Déclaré d’utilité publique en décembre 2023, ce projet avance ! « , a déclaré Jean-Luc Moudenc le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, à l’occasion d’une visite des chantiers en cours, le jeudi 24 octobre.
Elle s’est déroulée en présence notamment de Serge Jacob, secrétaire général de la préfecture et Gaëtan Cognard maire de quartier. La transformation de la Reynerie bénéficie d’une enveloppe de 107,5 millions d’euros, cofinancée par la mairie et la métropole de Toulouse, l’agence nationale pour la rénovation urbaine (20,60 M€), la Région Occitanie (2,60 M€), l’Europe (2,20 M€) et le conseil départemental de la Haute-Garonne (1 M€).
Dans ce quartier qui compte actuellement 85 % de logements sociaux, les élus souhaitent l’émergence de petits collectifs et de maisons individuelles en accession, pour un meilleur équilibre entre logements libres et sociaux. Ainsi, la moitié des 1 206 logements à construire, dans le cadre d’un groupement mené par Bouygues immobilier, seront proposés en accession libre, 30 % en accession sociale et seulement 20 % seront des logements sociaux.
L’heure est encore au relogement des habitants avant les démolitions des immeubles Glück et Poulenc, gérés par le bailleur social groupe des Chalets. « Dans la résidence Poulenc, 110 des 150 logements sont encore habités, détaille Pierre Marchal le directeur général. Tout se fait dans la concertation, mais la difficulté c’est qu’un tiers des habitants souhaitent rester à la Reynerie, or nous n’avons que peu de logements disponibles à proximité. Quant à Glück, le déménagement des deux dernières familles propriétaires de leur logement, sera finalisé en novembre 2024 « , indique-t-il.
Tous les habitants du bâtiment le Grand d’Indy, géré par Toulouse métropole Habitat, ont quant à eux été relogés. Sa déconstruction débutera fin 2025. Au pied de ces tripodes, la friche de l’ancien collège Badiou, actuellement occupée par un programme de maraîchage urbain, accueillera à terme 400 logements dont 30 maisons individuelles.
Autre levier majeur pour la transformation du quartier, la construction en cours, près de la place Abbal, d’une maison de santé pluridisciplinaire qui fonctionnera dès fin 2025 avec treize professionnels de santé dont sept médecins. 800 m2 de commerces de proximité ouvriront aussi leurs portes en rez-de-chaussée d’une résidence de 44 logements sociaux, déjà en travaux et portée par Toulouse Métropole Habitat.
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De la mixité a la Reynerie? Haha c'est une blague
C'est dommage car ca va vite etre dédradé