La tendance s’inverse pour Strasbourg qui renoue avec l’augmentation des prix immobiliers en 2025. Encore timide, celle-ci est de 0,5 % sur un an pour les appartements et de 2,3 % depuis début décembre. Le prix des maisons a lui augmenté de 3 % sur un an.
Dans cette capitale européenne, le volume des transactions a reculé d’environ 11 % en un an. En cause, des taux d’intérêt élevés qui ont particulièrement réduit la capacité d’achat des primo-accédants jusqu’à la fin 2023. « Depuis, les acquéreurs ont regagné un peu de pouvoir d’achat avec la baisse des taux, constate Frédéric Bernhard, de l’agence B&H Immobilier. Mais nous sommes encore loin du volume d’activité d’avant, même si les transactions ont retrouvé un peu de fluidité depuis la rentrée dernière. » Le profil des acquéreurs a évolué, si l’on en juge par l’augmentation de leur âge moyen. « Ils sont plus installés dans la vie, poursuit l’agent, avec de bonnes situations professionnelles, en adéquation avec la hausse des apports demandés. »
En partenariat avec Se Loger/Meilleurs Agents, Challenges vous propose un zoom sur les prix de l’immobilier par quartier. Les données Meilleurs Agents présentées sur cette page sont soumises à un copyright et n’ont pas le droit d’être reprises sans autorisation, que ce soit dans le cadre d’une activité commerciale ou non. Si vous souhaitez les réutiliser, ou si vous cherchez des données dans une ville particulière, merci de nous contacter.
Les 3 informations à retenir sur les prix de l’immobilier à Strasbourg au 1er mars 2025
0,5 % : Evolution du prix de vente des appartements sur un an.
3 759 €/m2 : prix de vente moyen d’un appartement.
15,3 €/m2 : loyer moyen d’un appartement.
Globalement, dans l’ancien, selon MeilleursAgents, les prix varient de 2 500 à 4 800 euros le m², tous biens confondus, et de 2 300 à 4 400 euros le m² pour les maisons. Les quartiers les plus prisés sont Grande-Ile, Krutenau, Neudorf et Saint-Urbain, pour leur proximité avec le centre-ville et le caractère des bâtiments des années 1930. Dans l’hypercentre, un appartement de 2 pièces de 45 m², sans extérieur, situé au premier étage d’une résidence du début du xxe siècle, a été cédé 233 000 euros. Quartier de la Meinau, un 2-pièces de 49 m² (classé C après avoir été rénové énergétiquement), sans extérieur, au dixième étage d’une résidence des années 1960, a trouvé acquéreur à 118 000 euros.
Le marché de l’investissement, quant à lui, est en berne. « Nous manquons cruellement de logements à louer, déplore Frédéric Bernhard. La situation est assez catastrophique : depuis trois ans, nous avons perdu 50 % d’offres et le nombre de demandes a augmenté de 50 %. Il manque 10 000 logements étudiants. » Les acheteurs délaissent l’ancien, moins rentable avec le niveau des taux d’intérêt. Et le salut ne viendra pas du neuf : les constructions sont pratiquement à l’arrêt. « Ce marché ne fonctionne plus, s’alarme l’agent, parce que les coûts de construction sont de plus en plus élevés et que les normes thermiques – et locales, car on va ici plus loin encore que la réglementation nationale – sont coûteuses pour les promoteurs. Il faut réussir de nouveau à faire baisser le coût de la construction, ce qui s’avère compliqué. »
Antoine Marty.
© Copyright : Prix et Indice des Prix de l’Immobilier (IPI) Meilleurs Agents au 1er mars 2025
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