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Source : Bonjour !
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Trouver une annonce d’appartement à louer, contacter le propriétaire, faire une visite, signer un bail… Un processus qui devient un enfer ? « Aujourd’hui, trouver un appart à louer où que ce soit en France, c’est une énorme galère »
, résume Maud Descamps dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». La journaliste rapporte : « le
nombre de logements mis à la location
a encore chuté de 7% cette année »
, une baisse qui avait déjà été constatée dans les années précédentes. « Résultat : le nombre de biens disponibles à la location est en train de fondre comme neige au soleil. »
Ce constat se vérifie pour les petites, les moyennes comme les grandes villes. « À Paris, en trois ans, ce sont la
moitié des biens
mis en location qui ont disparu du marché, alors que la demande a doublé. (…) À Caen, il y a un logement disponible pour quinze demandes. »
La journaliste cite Brice Cardi, président du groupe immobilier L’Adresse : « Pour certaines annonces, on ne les publie même pas, car on sait qu’on va avoir plusieurs centaines de coups de fil dans l’heure qui suit. »
Plusieurs facteurs expliquent cette crise dans la location : les taux d’emprunt immobilier, d’abord, qui ont augmenté. « Il y a trois ans, on était à 1,1 ou 2%, alors qu’aujourd’hui, on est à plus de 4% »
, explique Maud Descamps. Une hausse qui empêche tous les primos-accédants, ceux qui veulent acheter un bien pour la première fois, de sauter le pas. « Donc, ils sont restés sur le marché de la location et ça fait un embouteillage »
dans le marché de la location, continue la journaliste. Un bouchon qui s’ajoute à « l’
effet Airbnb
«
, le retrait de certains biens immobiliers pour les consacrer uniquement à la location touristique. « Entre 2016 et 2021, on est passé de 300.000 à 800.000 biens enregistrés sur ces plateformes »
, rapporte Maud Descamps.
Elle ajoute à ce cocktail explosif les obligations environnementales, comme le fameux DPE : on ne peut plus louer de passoires thermiques, ce qui a freiné les investisseurs. Enfin, les allers-retours dans MaPrimeRénov’ ont, eux aussi, joué leur rôle dans le marché de la location : « résultat, aujourd’hui, on manque de deux tiers d’investisseurs par rapport à la période avant Covid. »
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Pour apporter une solution, un nouveau statut de bailleur privé a été adopté par l’Assemblée nationale et le gouvernement. Ce bailleur, qui est donc un particulier qui va acheter un appartement pour le mettre en location (le statut ne s’applique pas pour les maisons), va avoir des avantages fiscaux. « Ça va faire revenir les investisseurs »
, estime Maud Descamps. En échange, précise-t-elle, il faut remettre à neuf les logements, donc tout de même engager des frais.
Mais cette mesure, qui pourrait se révéler anticonstitutionnelle, ne suffira pas. « On manque de logements en France »
, explique la journaliste, « c’est bien de rénover, mais il faut aussi en construire de nouveau »
. Ce qui nécessite du terrain, mais aussi de « l’acceptabilité »
, c’est-à-dire l’aval des résidents de la commune dans laquelle on bâtit de nouveaux logements. Un vrai sujet pour les municipales de 2026, selon elle.
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