D’une rue à l’autre, les écarts de prix sont parfois considérables. C’est le constat de la plateforme d’annonces immobilières Se Loger dans son dernier baromètre sur les rues les plus chères de l’Hexagone, publié le 25 mars.
Ce dernier évalue la moyenne des prix des rues les plus chères des 50 plus grandes villes de France. Résultat, certaines villes et régions se distinguent par leur niveau de prix, mais aussi par les écarts avec les moyennes locales.
Illustration à Paris, une exception en tête du podium, « sans équivalent » note Se Loger. Les dix rues les plus chères de la Capitale dépassent en effet toutes les 21.900 euros le mètre carré, soit plus de deux fois la moyenne du marché parisien (9.739 euros/m²).
En tête du classement, figure l’emblématique avenue Montaigne (23.993 euros/m²) située dans le Triangle d’or parisien (8e arrondissement). Classée troisième l’an dernier, avec une moyenne de 22.548 euros/m² en 2024, elle a depuis gagné deux places et caracole désormais en tête du classement dans la Capitale.
En seconde position, quasiment au coude-à-coude, la petite rue de Furstemberg affiche une moyenne de 23.905 euros/m². Située dans le très chic 6e arrondissement (rive gauche), le plus cher de Paris (avec une moyenne de 16.913 euros/m2 selon Bien Ici), elle se situe au coeur du quartier très prisé de Saint-Germain-des-Prés et accueille le musée national Eugène-Delacroix.
Le quai des Orfèvres, menant à la pointe nord de l’île de la Cité, entre le Pont Saint-Michel et le Pont Neuf (1er arrondissement), arrive ensuite en troisième position parisienne, avec une moyenne de 22.332 euros/m².
Si Paris demeure l’exception, une autre région française complète à elle seule le top 6 des plus grandes villes aux rues les plus chères.
Il s’agit de la Provence Alpes Côte d’Azur, et plus précisemment des villes d’Antibes (12.373 euros/m² pour le chemin de la Garoupe, contre 6.267 euros pour la moyenne locale), de Nice (12.052 euros pour l’avenue Jean Lorrain, contre 5.311 euros en moyenne locale) ou encore de Marseille (avec un pic à 8.738 euros/m² – rue non précisée – contre une moyenne de 4.133 euros à l’échelle de toute la Cité Phocéenne).
Dans ces trois cas, les rues les plus onéreuses sont plus de deux fois plus chères que les moyennes locales. Les villes de Cannes (11.977 euros pour « Gray Street » selon Se Loger), mais aussi d’Aix-en-Provence (7.786 euros en moyenne sur l’avenue Giuseppe Verdi aux allées provençales) sont aussi mentionnées dans le classement.
À l’inverse, dans certaines grandes villes, « même les rues les plus chères restent accessibles », note Se Loger, comme à Bourges (2.125 euros/m²), Limoges (2.219 euros/m²) ou encore Saint-Étienne (2.428 euros/m²)
Prix moyen au mètre carré: quels sont les deux extrêmes en France?
Se Loger mentionne également deux villes comme « la plus » et « la moins chère de France » en moyenne.
La première est Saint-Jean-Cap-Ferrat, petite ville côtière de 1.476 habitants intégralement située sur la presqu’île de Cap Ferrat, à quelques kilomètres à l’est de Nice, entre Beaulieu-sur-Mer et Villefranche-sur-Mer. Le prix moyen au mètre carré y atteint les 18.100 euros, presque deux fois la moyenne parisienne !
À l’inverse, la commune la « moins chère de France » recensée par Se Loger se situe en Haute-Marne. Il s’agit de Romain-sur-Meuse, 91 habitants, village le moins cher de France au 1er mars 2026 avec un prix moyen de 570 euro/m², soit 42 fois moins que l’avenue Montaigne à Paris.
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