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l’essentiel Le conseil municipal de Toulouse s’est divisé autour de la prise de participation dans une société liée au futur hôtel de luxe Hyatt (4 étoiles), près du Parc des expositions MEETT à Aussonne. Isabelle Hardy (écologistes et solidaires) dénonce un soutien injustifié à un projet privé. Sacha Briand défend un investissement ponctuel et stratégique, dans la logique de la nouvelle foncière patrimoniale de la Métropole.
Lancé en 2019, mais victime du Covid et de la crise immobilière, un hôtel 4 étoiles verra bien le jour près du MEETT, à Aussonne, près de Toulouse.
Lors du dernier conseil municipal de Toulouse, la prise de participation de la Métropole, à hauteur de 1,1 million d’euros (sur un projet de 42 millions) dans une société de projet liée au futur hôtel, a fait débat.
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Pour Isabelle Hardy, du groupe écologiste et solidaire, ce soutien financier public à un opérateur privé ne s’inscrit pas dans une logique de stratégie foncière durable, mais dans un « soutien déguisé à un projet dont le retour sur investissement bénéficiera surtout au marché ».
L’élue critique un modèle économique incertain : « On peut soutenir une entreprise en difficulté pour l’aider à passer un cap. Mais ici, on parle d’un projet privé, bien placé, sur un marché porteur. Pourquoi serait-ce à la collectivité de prendre le risque initial ? » Elle se félicite néanmoins de la création enfin actée d’une foncière patrimoniale, attendue selon elle « depuis dix ans ».
L’adjoint au maire de Toulouse en charge des finances, Sacha Briand, répond point par point : « Ce que nous faisons ici, c’est exactement ce que fera la foncière patrimoniale. Nous intervenons à titre minoritaire, de manière transitoire, pour permettre à un projet structurant de se concrétiser. » Selon lui, l’objectif est d’accompagner un tour de table privé, où un partenaire manque ponctuellement pour sécuriser l’opération.
L’adjoint rappelle que la collectivité ne gérera pas l’équipement, ni ne le possédera durablement : « Il ne s’agit pas d’une prise de contrôle, mais d’un levier. Le jour où un investisseur privé est prêt à reprendre, la Ville se retirera. »
Isabelle Hardy insiste : « On est dans une logique inverse de celle qu’on devrait avoir. Les foncières doivent servir des objectifs publics, d’utilité sociale, pas à compléter les tours de table de projets privés. »
Elle conteste aussi le caractère stratégique du projet, rappelant que plusieurs grands projets métropolitains ont pris du retard ou changé de vocation. « Investir ici, c’est soutenir un modèle qui ne répond pas aux urgences sociales ou écologiques. »
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Sacha Briand conclut en rappelant que la démarche est comparable à celle d’organismes publics comme la Région, qui investissent aussi ponctuellement dans des sociétés de projet. « Si vous approuvez le principe d’une foncière patrimoniale mais refusez une participation comme celle-ci, c’est que nous n’avons pas été assez clairs, ou que vous vous trompez sur ce que doit être ce type de structure. »
Le futur hôtel Hyatt, dont la construction pourrait commencer en 2025, comportera 250 chambres, d’une surface moyenne de 26 m2, deux restaurants dont l’un ouvert toute la journée, et un bar "rooftop". Deux piscines, une intérieure et une extérieure, un spa et un espace fitness compléteront l’offre. Des salles de séminaire et un parking de 165 places seront construits. La surface plancher a été ramenée de 16 000 à 11 215 m2, par rapport au projet initial, en 2019.
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Ce projet hôtelier n'est évidemment pas viable.
Blagnac et ses environs souffrent déjà d'une surcapacité hôtelière. Le nouveau parc des expositions MEET n'a, à ce jour, pas généré un volume suffisant de congrès ou d'événements pour permettre une activité hôtelière pérenne tout au long de l'année.

On ne peut pas fonder la rentabilité d'un hôtel sur quelques pics d'activité. Une entreprise hôtelière doit pouvoir faire face aux mois creux – notamment mai, juillet, août et décembre, où la demande chute considérablement dans la région.
Construire de nouveaux établissements dans ce contexte ne ferait qu'accentuer la pression sur les structures existantes, au risque de fragiliser encore davantage l'équilibre économique du secteur
Comme d'habitude les écolos anti ceci, anti cela qui cherchent des poux à tout va!
Ce sont des décroissants qui ne sont pas à la hauteur d'une ville comme Toulouse.
D'un côté on se désengage de services publics , de l'autre on participe à un projet d'affairistes, et le préfet ne dit rien? Je serais curieux de savoir aussi quels sont , en plus de la ville, les autres investisseurs…Décidément, l'époque est triste…

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