Du côté du Port de Nice, l’Espace Lympia dévoile une nouvelle exposition consacrée à la guerre en Ukraine. Neuf photographes sont mis à l’honneur par les services du Conseil départemental.
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Les clichés de neuf photographes d’un talent rare, à découvrir gratuitement jusqu’au 23 mars prochain. C’est la promesse de « Ukraine, la mort dans l’âme ». « Elle est organisée par l’association Sguardi, en Corse » nous précise le directeur des musées départementaux, Adrien Bossard. « Christian Buffa, journaliste et photographe, en est le commissaire ».
En 2023, cette même expo était présentée sur l’Ile de Beauté, à l’Arsenale de Bastia. Deux ans plus tard, « une étape est donc proposée à Nice, mais une partie des l’expo a été actualisée. Nous reposons les bases du conflit, avec plein de facettes différentes : avec les négociations internationales dont on en entend parler ces temps-ci, c’est particulièrement utile ».
« Les photographes se sont tous rendus sur place. Leur travail a été distingué par plusieurs prix internationaux. Ce sont de grandes personnalités du secteur, qui ont aussi évolué sur d’autres sujets comme Tchernobyl, dans des zones de conflits en Syrie, en Afghanistan… Des profils très engagés, qui évoluent dans le risque, au cœur de l’action ».
Dès les premiers pas, les visiteurs découvrent l’univers de Maxim Dondyuk, un professionnel ukrainien. « C’est un parcours atypique : il a commencé dans la restauration avant de mettre un pied dans les journaux de son pays, puis de devenir indépendant. Là, il a documenté les évènements de la place Maïdan, pendant la révolution de 2014. Les images sont impressionnantes ».
L’expo revient aux origines du conflit actuel, « depuis les manifestations pacifiques de Kiev en 2013 jusqu’au massacre de Boutcha en 2022. Et le périple des réfugiés ».
Chaque image raconte une histoire, avec des paysages bouleversés, mais aussi des scènes intimes. On retrouve également Éric Bouvet : « il est parti en Ukraine juste après l’invasion russe. Il a vu les premiers départs massifs des locaux, avec beaucoup de détresse ».
Beaucoup, d’ailleurs, ont trouvé refuge à Nice ou dans les Alpes-Maritimes… et on pu découvrir cette retrospective : « c’est beaucoup d’émotion, ils sont repartis très touchés. C’est dur, c’est la réalité crue qui est rapportée ».
Plus loin, Patrick Wack dévoile des portraits « de Russes qui ont décidé de venir en France, pour diverses raisons, alors que d’autres sont allés vers d’anciennes républiques soviétiques, ou bien en Turquie… Ils ont fait le choix de partir de leur propre pays, parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans ce conflit ».
Une exposition décidément nécessaire, avec, plein cadre, « les destructions, les vies bouleversées, mais aussi l’espoir et la résilience des populations face à l’adversité ». Dimanche, 700 manifestants étaient réunis en ville pour commémorer le troisième anniversaire de l’invasion, et dénoncer le régime de Vladimir Poutine.
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