« Elle ne veut plus en parler, elle a trop honte de ce qui s’est passé », défend Me Melis, au soutien des intérêts d’une femme de 68 ans, hébergée à la résidence Wilson – qui dépend du CHU de Reims – dans le quartier éponyme. Plusieurs mois après l’agression qu’elle a subie, en octobre 2025, « elle est encore traumatisée ».
Ce jour-là, un homme de 59 ans entre dans l’établissement et se jette sur elle. Il l’entraîne dans une chambre, la plaque contre le mur, lui maintient les bras tout en essayant de l’embrasser. Une infirmière, qui faisait sa ronde, mettra fin à l’agression. Elle dit avoir entendu un homme déclarer « je t’aime, j’ai envie de toi », tandis que la victime criait « lâchez-moi ! » Pourtant le mis en cause, qui affichait un taux de 0,76 g d’alcool par litre de sang au moment de son interpellation, réfute les accusations dont il fait l’objet. Tout juste consent-il « lui avoir donné un baiser sur le front car elle me fait penser à ma mère ».
Cela n’a pas empêché le tribunal de le condamner, en son absence, à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Il a l’interdiction de contacter la victime qu’il devra indemniser à hauteur de 500 euros pour son préjudice moral, et de paraître à la résidence Wilson. Son nom est désormais inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
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