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Ce mardi 30 septembre, l’Ehpad fermera ses portes, suscitant l’ire des salariés de cet établissement.
Le mal est profond. Ce mardi 30 septembre 2025, l’Ehpad de Brusque, dans le Sud-Aveyron, sera déserté de ses 30 résidents, et ses 25 salariés seront licenciés. Une annonce tombée en janvier dernier. La fermeture définitive de l’établissement est prévue le 30 octobre.
Les salariés ont rédigé une lettre ouverte où ils expriment leur plus grande tristesse et font part de leurs interrogations sur l’accompagnement des personnes âgées et sur leur avenir salariés. « Nous espérions un accompagnement digne, humain, respectueux des résidents comme du personnel. Or, la réalité est toute autre », peut-on lire dans cette lettre.
Ils parlent de ce transfert d’établissement comme d’un « véritable arrachement » entre « l’éloignement des familles, des amis, la perte de repères, la désorganisation des soins, le stress et anxiété ». Pour certains, « ce déplacement précipité entraînera des conséquences irréversibles ».
À leurs côtés, 25 salariés (aides-soignants, agents hôteliers, cuisiniers, infirmiers, personnels administratifs) se retrouvent aujourd’hui licenciés. « Nous avons donné, souvent sans compter, avec un dévouement, un professionnalisme et une humanité rare. Notre travail ne se résumait pas à de simples tâches : c’était du lien, du soin, de la présence, de la dignité. Aujourd’hui, nous sommes abandonnés comme les résidents que l’on accompagnait, on nous remercie par un simple mot : fermeture. »
Pendant neuf mois, les salariés espéraient des solutions de la part des pouvoirs publics, mais les réponses ont été « trop rares, trop vagues, ou inexistantes ». « Ce que nous vivons est douloureux avec l’exemple d’une gestion froide et déshumanisée du grand âge. Et nous pensons à l’impact de cette fermeture sur la vie sociale de notre territoire. »
Dans cette lettre, les salariés de l’Ehpad demandent leur reconnaissance et leur réinsertion professionnelle ; une réflexion urgente sur la place des petits Ehpad dans la société, au-delà des logiques comptables. « Ce qui se passe dans notre Ehpad de Brusque n’est malheureusement pas un cas isolé. C’est un signal d’alarme. Nous ne pouvons plus laisser des décisions administratives piétiner des vies humaines. »
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Pourrait-on connaître le statut de cet établissement, privé, public… cela me semble indispensable pour apprécier la situation… Merci
C'était une maison de retraite privée.
D'après ce que je sais, elle ne semblait plus aux normes.
Tout ce que j'espère, c'est que les résidents soient bien mieux installés que ce qu'ils étaient et que les employés retrouvent un emploi.
Privé groupe Altriane
C'est ça la France d'aujourd'hui, tant que vous êtes bon a payer des impôts on vous considère, mais après en remerciement on vous jette. Les valeurs humaines n'ont plus aucune valeur en France, voilà ce que sont nos hommes politiques et nos dirigeants, seul le fric compte.
Quel rapport avec " nos" impôts?