Circuler, se garer, livrer, marcher ou pédaler sur la Promenade des Anglais… Un sujet de conversation qui ne prend pas une ride, tant cet axe mythique concentre parfois les crispations. L’adjoint au maire de Nice chargé de la circulation et président de Lignes d’Azur fait le point sur les grandes évolutions en cours, et les enjeux de demain.
Sur l’ancienne voie royale, la voiture ne règne plus sans partage. Depuis quelques années, la Promenade s’est métamorphosée en laboratoire vivant de la mobilité décarbonée : bus électriques,vélos, trottinettes… et bientôt, radars. Car la cohabitation est parfois périlleuse, et la collectivité entend bien serrer la vis.
Autrefois, les bus étaient nombreux à serpenter entre les palmiers. Ce n’est plus le cas, même si les nouveaux, tout propres, comptent double ! Les lignes 8+ et 12+ « sont passées en BHNS, des bus à haut niveau de service, articulés et 100% électriques » rappelle Gaël Nofri. « Elles offrent une fréquence soutenue, et connectent efficacement l’Ouest et le Nord de la métropole. En parallèle du tram, elles structurent un réseau devenu extrêmement performant. »
Résultat ? Plus de 150.000 voyageurs sont transportés chaque jour sur ce grand axe. « En quelques années, on est passés de 70.000 passages de véhicules par jour sur la Prom’ à environ 35.000. » Une baisse de près de 40%.
Mais qui dit moins de voitures, ne dit pas moins de danger, comme l’a dénoncé dans Nice-Presse le président du comité « Promenade – Promotion et sauvegarde du front de mer ». « Ce qui pose problème aujourd’hui, ce sont les comportements. Certains ne relèvent plus de l’incivilité, mais de la mise en danger volontaire » dénonce Gaël Nofri.
Face aux excès de vitesse qui se multiplient, la municipalité a demandé l’installation de radars fixes supplémentaires, « essentiels pour faire respecter les règles. » Plusieurs provisoires – puisque l’Etat manque d’équipements – mais tout à fait fonctionnels vont être « très prochainement » installés, comme Christian Estrosi le révélait dans nos colonnes le 1er mars.
« La police municipale est mobilisée, mais on ne peut pas être partout. Il nous faut des outils efficaces et durables. »
Sur le trottoir Sud, les livraisons sont autorisées uniquement jusqu’à 8h. Des aires dédiées ont été aménagées sur la chaussée Nord. « Mais trop de professionnels ne respectent pas les horaires. Nous allons durcir les contrôles. Travailler sur la Promenade implique d’accepter un haut niveau d’exigence. »
La Ville planche aussi sur des solutions techniques. « Des vélos-cargos, des véhicules plus petits, des livraisons nocturnes pour les unités plus volumineuses. Il faut tendre vers une logistique plus propre, mieux intégrée à l’environnement. »
Quant au stationnement, s’il est contraint directement sur la Prom’, les solutions proches se sont multipliées : parkings Palais Masséna, Méridien, Bosquets, Indigo Magnan, ou encore celui de Lenval. « Ils participent à l’équilibre entre activité commerciale, accès des riverains et attractivité touristique. »
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