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Le département demeure attractif en raison de prix bien en deçà de la moyenne nationale et d’un stock de biens favorable aux acquéreurs
Le groupement Amanda compte 26 agences immobilières en Lot-et-Garonne qui mutualisent leurs fichiers, comme environ 3 500 en France. Très implanté sur les secteurs du Villeneuvois et de l’Agenais, le réseau y repré…
Le groupement Amanda compte 26 agences immobilières en Lot-et-Garonne qui mutualisent leurs fichiers, comme environ 3 500 en France. Très implanté sur les secteurs du Villeneuvois et de l’Agenais, le réseau y représente « environ 65 % des ventes », estime son président Frank Chatelet.
Le Villeneuvois, responsable de la Maison de l’immobilier, décrit les tendances marquantes de l’année 2025. Elles conduisent selon lui à « un retour à la normale », celui des années pré-Covid. Les agences adhérentes au réseau Amanda ont enregistré une hausse des ventes de 6,8 % par rapport à 2024.
Les incertitudes liées au contexte politique national, comme l’inflation, semblent n’avoir eu que peu d’effets sur le marché : « Ça ne s’est pas ressenti sur le volume d’activité, mais sur certains biens et sur les prix moyens », juge le professionnel. Dans le Villeneuvois, son secteur de prédilection, les chiffres l’attestent. Les ventes de biens de plus de 300 000 euros sont devenues marginales quand celles des biens « modestes », à moins de 150 000 euros, voire moins de 50 000 euros, se taillent la part du lion.
L’explication est double. Elle tient d’abord aux taux des crédits immobiliers : « Nous en sommes ultra-dépendants. C’est une école d’humilité… À 3,4 %, 3,5 %, ils sont revenus dans la normale. »
Conséquence directe, la hausse des loyers, motivée par la demande croissante de la part de ménages s’étant réfugiés vers la location, s’est calmée pour s’établir autour de 1,3 %, contre près de 3 % l’an dernier. La quasi-extinction du marché des résidences secondaires en est une autre. Belges, Britanniques et autres Hollandais semblent avoir mis sur pause leurs projets d’achat de jolies maisons de campagne en pierre.
Tombé historiquement bas après les années Covid, et toujours bien supérieur à la moyenne nationale malgré tout, le stock de biens à la vente dans le département s’est considérablement renfloué. « Il y a plus de vendeurs que d’acheteurs, c’est structurel en Lot-et-Garonne. C’est un point dont les vendeurs n’ont pas forcément conscience, mais un bon point pour le choix des acquéreurs », résume Franck Chatelet, pour qui le département demeure avant tout attractif en raison des prix très bas qui y sont pratiqués.
La qualité de vie et le climat passent après. Le nombre moyen de mètres carrés qu’il est possible d’acheter avec un remboursement de 1 000 euros sur vingt ans est ainsi très parlant (lire ci-contre). Il relève aussi un écart qui se creuse entre Villeneuve-sur-Lot et la Ville préfecture. A Agen, la stabilité des prix à produit équivalent est plus marquée (-2,09 %) que dans la bastide (-8,70 %).
Les raisons d’achat enregistrées en 2025 dans le réseau placent loin en tête l’achat d’une résidence principale (77 %), avec des prix accessibles aux primo-accédants. L’investissement locatif (19 %) demeure une tendance forte par rapport à d’autres départements et attire de plus en plus de non-Lot-et-Garonnais. A la différence du marché des résidences secondaires (4 %).