Coucou, nous revoilà ! Après une première intervention le mercredi 29 janvier, d’importantes forces de police sont revenues rendre visite ce jeudi matin 6 février aux gens du voyage illégalement installés dans la cour d’un local commercial de la rue Marie-Louise-Burgert, dans la zone artisanale de la Neuvillette à Reims.
Cette fois-ci, il s’agissait de les faire partir. Arrivés à 9 heures, les agents de la police nationale et de la police municipale intervenaient dans le cadre d’un concours de la force publique octroyé par le préfet de la Marne à la suite de la procédure d’expulsion engagée par le propriétaire. Une vingtaine de caravanes occupaient le site et pour anticiper d’éventuels refus de s’en aller, les autorités avaient fait venir un engin de levage.
Le rapport de force n’étant pas en leur faveur, les nomades n’ont pu que se résoudre à lever le camp. L’opération s’est terminée vers midi, sans incident.

Membres de familles implantées sur la région rémoise, les occupants de la rue Marie-Louise-Burgert étaient arrivés le mardi 28 janvier au soir, après avoir repéré que les lieux étaient inoccupés (un contrat de location est toujours en cours, du mobilier et du matériel se trouvent encore dans l’entrepôt mais il n’y a aucune activité en ce moment ; le locataire est sur le départ, une autre société doit prochainement s’installer).
Afin d’empêcher une intrusion, une benne à ferraille avait été installée devant le portail mais les intrus étaient passés par une entreprise voisine pour accéder au site, après effraction du grillage mitoyen.
Ils étaient arrivés à la Neuvillette après une expulsion, en zone gendarmerie du côté de Saint-Léonard semble-t-il.
L’après-midi du mercredi 29 janvier, lendemain de l’installation, les forces de l’ordre étaient intervenues en nombre sur le site, mais il ne s’agissait pas d’une procédure d’expulsion. L’entrepôt avait été fracturé au cours de la nuit, ce qui avait motivé cette première opération de police, afin de sécuriser le relevé des traces et indices sans être importuné par le voisinage.
Interpellé à la suite de l’effraction, un suspect âgé de 32 ans a été laissé libre dans l’attente des suites de l’enquête.

Ce jeudi matin, comme la fois précédente, la rue Marie-Louise-Burgert a été coupée à la circulation : il n’était plus possible de l’emprunter, même à pied (sauf exception pour les professionnels qui y travaillent).
En fin de journée, on ignorait le nouveau point de chute des expulsés du jour.
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