Jeudi 16 avril Fête des Benoît-Joseph
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Dans deux nouveaux quartiers lillois, Vauban-Esquermes et Wazemmes, il faut depuis jeudi 1er juin sortir son porte-monnaie pour se garer. Les associations de commerçants s’inquiètent pour la fréquentation de la clientèle et réclament des tarifs préférentiels pour leurs salariés.
Quand on arrive dans le quartier Gambetta, on trouve une place de stationnement en quelques minutes. C’est la bonne nouvelle, pour ceux qui viennent en voiture dans le quartier, des places se sont libérées. Mais désormais, il faut payer. Depuis jeudi 1er juin, les automobilistes qui stationnent dans ce quartier de Wazemmes et celui de Vauban-Esquermes doivent passer par la case « horodateur » avec des tarifs allant jusqu’à 15 euros les 4 heures dans la zone azur, la plus chère.
Elie, un lillois qui vient de se garer pour faire des achats, est un peu perdu devant l’horodateur. Et pour cause, il est barbouillé de peinture et l’écran est illisible. C’est la moins bonne nouvelle de ce démarrage, un collectif en colère a recouvert de peinture plusieurs appareils du quartier dont certains ne fonctionnent pas.
Pour les résidents, un abonnement a été mis en place par la ville, avec trois tarifs allant de 10 à 25 euros par mois, en fonction des revenus. « C’est une réussite » estime Jacques Richir, adjoint à la mairie de Lille en charge des mobilités et de l’espace public. « On a 3.000 nouveaux abonnés résidents. Le tarif solidaire concerne près de 2.000 personnes. Nous voulons en finir avec les voitures-ventouses dans ces quartiers et libérer des places pour les commerces, notamment. »
Mais les commerçants, justement, ne sont pas tous convaincus. Claire Vignier, présidente de l’union commerciale Gambetta-Halles fait circuler une pétition qui a déjà recueilli plus de 200 signatures. Elle s’inquiète pour la fréquentation de la rue Gambetta, réputée pour la diversité de ses petites boutiques indépendantes. « L’un de mes voisins vient de baisser le rideau pour s’installer au centre commercial V2 de Villeneuve-d’Ascq. Pourquoi? Parce que le stationnement est gratuit pour lui, comme pour ses clients. Il ne faudrait pas signer la mort du petit commerce! », s’alarme celle qui dirige la boutique Mexicali.
Cette inquiétude n’est pas justifiée répond la mairie qui souligne que sur les axes très commerçants, le stationnement est gratuit pendant 30 minutes. « C’est quasiment toute la rue Gambetta jusqu’aux halles de Wazemmes », précise Jacques Richir. « Cela représente tout de même 300 places!« 
Mais cela ne rassure pas Véronique, qui travaille dans une boutique de machines à coudre. « Nos clients ne passent pas en express chez nous! D’autant que nous leur proposons des ateliers de prise en main, cela dure près de deux heures. Cela va devenir très compliqué. »
Au delà de cette inquiétude pour ses clients, Véronique a du mal à accepter ces nouvelles règles pour elle-même. « Ma voiture, c’est mon outil de travail, je fais aussi des livraisons avec. Je ne peux tout de même pas gagner un salaire simplement pour payer mon stationnement! »
Clément Dumetz est confronté au même problème. Salarié d’une agence immobilière, il vit à 40 kilomètres de Lille et vient chaque jour en voiture car il y transporte ses clients pour les visites de logements. « Je ne peux même pas bénéficier du tarif longue durée, car je bouge ma voiture plusieurs fois dans la journée. Pour moi, les frais de stationnement s’élèvent à quasiment 1.000 euros mensuels. »
Même constat pour Sofia Contreras, restauratrice rue Gambetta. « Je viens chaque matin avec les courses pour la cuisine. C’est difficile de me passer de voiture. J’envisage d’investir dans un vélo cargo pour les provisions, mais je pense aussi à mes salariés, qui viennent de loin. Je sais que cela représente des frais en plus. »
Reste, pour ces salariés, à trouver un parking en location. Mais dans l’agence où il travaille, Clément Dumetz l’a constaté : les particuliers propriétaires de parkings privés inutilisés ont sauté sur l’occasion. « Il y a eu une flambée, il faut désormais compter jusqu’à 110 euros par mois », déplore l’agent immobilier.
Pour la mairie de Lille, il n’est pas question pour autant d’ouvrir le tarif préférentiel aux commerçants et leurs salariés. « Il y a 60.000 places à Lille dont 10.000 pour les abonnés résidents et 5.000 pour les professionnels. Si on y ajoute commerces et salariés, le stationnement sera saturé. » explique Jacques Richir.
Autre argument avancé par la mairie : cette décision s’inscrit dans une démarche plus globale d’incitation à passer aux modes de transport doux, d’autant plus légitime dans ce quartier, qui figure parmi les mieux desservis par les transports en commun.
Ce stationnement payant va bientôt s’étendre à quatre autres quartiers : Bois-Blancs, Fives, Moulins et Saint-Maurice-Pellevoisin.
Lille
20/12/2022
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Deux millions et demi de personnes sont attendues ce week-end à la braderie de Lille. Métro, bus, voiture, car, co-voiturage.. tous les moyens de transports sont bons pour s’y rendre!

Lille
C’est une institution dans le Nord. La braderie de Lille se tient le samedi 2 et le dimanche 3 septembre, Elle attire chaque année 2,5 millions de personnes. Comment y venir ? Où stationner ? Comment se déplacer en ville ? On vous détaille le dispositif.

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Inscriptions, brocanteurs, tas de moules, fûts de bière, musique amplifiée, stationnement des voitures… On fait le point sur tout ce qu’il faut savoir à deux mois de la Braderie de Lille, les 2 et 3 septembre 2023.

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Il est encore temps de recycler son sapin ! Vous avez jusqu’au 21 janvier pour le déposer dans un des points de collecte de la ville de Lille.

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