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La municipalité défend un modèle de «location mixte» depuis 2021, qui peine à se développer, mais qui pourrait attirer de nouveaux propriétaires alors que les règles pour les meublés touristiques ne cessent de se durcir.
La ville de Nice (Alpes-Maritimes) veut défendre et développer un modèle de «location mixte», en incitant les propriétaires à louer leur bien la majeure partie de l’année à des étudiants en échange de pouvoir ensuite le louer à des touristes l’été, sans contrainte particulière, via les plateformes Airbnb ou Booking. Mais ce dispositif, lancé en 2021, peine encore à convaincre puisque seulement 141 logements sous cette convention sont recensés cette année.
«C’est un succès timide», a reconnu Anthony Borré, le premier adjoint de la ville de Nice chargé de la sécurité et du logement. «Il nous faut faire connaître ce dispositif car il est gagnant-gagnant, pour le propriétaire et pour la ville», martèle-t-il, alors qu’il est toujours aussi difficile de trouver des biens à la location sur la Côte d’Azur et que les carences en logements sociaux restent importantes.
En acceptant de louer de septembre à juin à des étudiants et à des prix ajustés à la baisse, les propriétaires peuvent ensuite proposer durant les trois mois d’été leur appartement en location saisonnière. Les jeunes locataires sont alors contraints de quitter l’appartement dès la fin de l’année universitaire, pour que leur propriétaire puisse ensuite le proposer à sa guise à des touristes.
Si le montant maximal d’un loyer mensuel pour un deux-pièces ne peut dépasser les 680 euros pour un étudiant éligible aux aides sociales, ce prix peut être ensuite quasiment proposé à la semaine en pleine saison, sans aucune compensation, alors que les règles encadrant les meublés touristiques ne cessent de se durcir.
«Notre rentabilité est vite étudiée, ça l’est !», assure Ahmad Haraké, propriétaire d’une résidence comptant 14 logements dans ce dispositif. Les étudiants, eux, acceptent de devoir partir avant l’été, «même s’il faut anticiper», reconnaît un locataire sous cette convention. Devant la difficulté à se loger à Nice, trouver un appartement à ce prix et aussi bien placé peut se révéler impossible, sauf sur ce modèle.
À l’automne prochain, la municipalité de Nice va encore durcir ses conditions pour pouvoir mettre son bien en location saisonnière afin de limiter tant bien que mal le phénomène de raréfaction du nombre de logements et la hausse des prix. Les autorisations seront limitées à trois ans non-renouvelables au lieu de six et la location touristique sera limitée à 90 jours au lieu de 120 sur l’ensemble de l’année. Des quotas seront aussi prochainement imposés dans les quartiers les plus tendus de la ville.
Avec désormais plus de 50.000 étudiants à Nice et des règles de location touristique qui deviennent de plus en plus contraignantes, la municipalité espère que davantage de propriétaires se tourneront vers ce dispositif de location mixte. «On régule les Airbnb mais on est aussi attaché au droit de propriété», défend Anthony Borré. «Aucun appartement n’est laissé libre», explique le propriétaire de la résidence dans le centre-ville, proche de la gare et du tramway. «Dès que l’étudiant part, le lendemain, il est reloué», ajoute-t-il, lui qui utilise la plateforme Booking.
Pour tenter convaincre de nouveaux propriétaires d’opter pour ce dispositif, les plafonds des loyers mensuels ont été entre-temps légèrement revus à la hausse. Face aux fraudes de certains propriétaires, la municipalité assure intensifier ses contrôles en même temps qu’elle traque les boîtes à clés, avec six agents spécialement détachés.
À Nice, les propriétaires incités à la location étudiante… pour pouvoir louer en Airbnb durant l’été
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Anonyme
le
Le droit de propriété est de plus en plus bafoué en France. On nous dit déjà quels travaux on doit faire, quand et comment, on nous interdit de louer selon nos convenances, si on ne loue pas on est puni (taxe sur les logements vacants), et ils en sont à nous imposer qui on prend et quand ! Il faut fuir ce marché. Les professionnels ne s’y sont pas trompés et les particuliers s’en rendent compte aussi. Et ça permet de ne pas s’immobiliser sur la France car nos enfants devront peut-être partir, on ne doit pas les attacher.
BRIDGES
le
La taxe de séjour est une manne fiscale énorme Strasbourg a touché sur 2023, 980000€ et Colmar 420000 €. Ajoutez à ça la Cfe que les loueurs payent en plus de la taxe foncière et de la taxe d’habitation. En location nue c’est uniquement la taxe foncière, en location saisonnière depuis l’an dernier pour beaucoup c’est triple taxe.
Il y a énormément d’hypocrisie dans ces restrictions.
Yoknapatawpha
le
Qui vit de ça ?
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