Caserne de la gendarmerie maritime construite au XIXe, siège du centre archéologique du Var pendant plus de quarante ans… Le vaste bâtiment de deux étages au 14 boulevard Bazeilles dans le quartier du Mourillon, va bientôt connaître un nouveau destin.
La Ville, propriétaire des lieux, avait décidé de le mettre à la vente en novembre dernier. L’ensemble aurait pu devenir un centre de bien-être, des locaux médicaux, une crèche et des logements, ou encore un immeuble tertiaire et une résidence intergénérationnelle… comme l’ont proposé des candidats au rachat. Mais Josée Massi et son équipe ont privilégié l’offre d’Alti Holding. L’entreprise familiale de la famille Bessudo (qui possède l’agence Ibox) veut faire de l’ex centre archéologique une « maison de l’immobilier ».
Le projet, porté par l’acquéreur, veut rassembler des professionnels de l’immobilier. Des espaces privatifs pourront accueillir un notaire, un huissier, un agent immobilier, un administrateur de bien, un assureur, un courtier ou encore un architecte d’intérieur.
Il y aura aussi des espaces communs mutualisés: l’accueil, des salles de réunion, un espace détente… Ainsi que des salles en location de plus courte durée. Le tout sur 600m2.
L’objectif affiché: « Un lieu unique pour la prise en compte de tous les besoins des particuliers ».
Pour l’achat du bien, Alti dépense 2,1 millions d’euros (alors que les Domaines, qui estiment les biens publics, avaient fixé un montant à hauteur de 1,5 million). L’investissement ne s’arrête pas là, puisque la somme de 1,3 million sera consacrée aux travaux.
D’après nos informations, le chantier devrait débuter en octobre. Il s’annonce plutôt ardu. Notamment de par l’âge du bâtiment qui est, par ailleurs, en assez mauvais état.
Mais aussi parce que des petits locataires y ont élu domicile. Il s’agit d’une colonie de martinets noirs qui vient chaque année nicher sur la façade des bâtiments. Les petits protégés de la Ligue pour la protection des oiseaux, devront être pris en compte. Le futur propriétaire s’est d’ailleurs engagé à contacter l’association avant même le début des travaux « pour définir les attendus inhérents à la protection de cette bio diversité ».
Alors que la maire présentait succinctement cette future « maison de l’immobilier, » ses opposants affichaient leur désaccord face à cette vente. Pour Amaury Navarranne (RN), c’est simple, celle-ci n’aurait jamais dû avoir lieu. « C’est un bien d’une grande richesse en termes d’architecture et d’histoire. Pourquoi n’avoir pas choisi plutôt la solution d’une mise à disposition ou d’un bail emphytéotique long? », s’interroge-t-il.
Quant à Philippe Leroy, pour Toulon en commun, il regrette « qu’il n’y ait pas eu de recherche d’une valorisation pour un usage public. […] Après le départ du centre archéologique, les lieux ont été utilisés comme plateau de tournage. Nous aurions pu garder cette vocation artistique, en faire un lieu de création ».
C’est en millions d’euros la somme que va débourser l’entreprise Alti pour acquérir l’ancien bâtiment du centre archéologique du Var.
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