Meilleurs Agents publie la 101ème édition du baromètre mensuel d’analyse du marché immobilier résidentiel à Paris, en Ile-de- France, dans les dix et cinquante plus grandes villes de France et en zone rurale.
A l’aube du premier temps fort de l’immobilier, c’est le moment de faire un premier bilan de ce début d’année 2018. Pour l’instant, les conditions d’évolution du marché sont globalement conformes à notre scénario. La baisse récente des OAT Français à 10 ans, passés de 1% à 0,75% en un mois et suivant le mouvement des taux Allemands témoigne d’une certaine détente sur ce front. Du côté des taux de crédits, les acheteurs solvables bénéficient toujours d’excellentes conditions de financement: 1,7% sur 20 ans. Et rien ne permet d’envisager une hausse à court terme.
Autre facteur influant sur le marché, les conditions macroéconomiques continuent de s’améliorer progressivement. Le déficit public de la France est descendu pour la première fois depuis plus de 10 ans en dessous des 3%, replaçant le pays dans les critères européens. L’inflation reste stable à un niveau faible (environ +1% par an) et la croissance du PIB reste soutenue.
Seul point noir : le chômage ne baisse que lentement et empêche toujours l’accès au marché immobilier à toute une frange de la population et empêche la demande de croître. Face à une demande constante donc, mais aussi à une offre restreinte pour les biens de qualité dans les grandes villes, la tendance reste à une hausse progressive des prix.
IPI général
La Grande Couronne est un peu moins touchée en moyenne (-0,1%) mais avec d’assez forts contrastes : +0,2% dans le Val d’Oise mais -0,3% en Seine et Marne. Que ce soit en Petite ou en Grande Couronne les situations peuvent être très différentes d’une commune à l’autre.
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La grande nouvelle de ce premier trimestre est le refroidissement du marché à Bordeaux après de nombreux mois de hausse ininterrompue (+10% sur les 12 derniers mois). En février, nous avions prudemment annoncé des prix stables. En réalité, nous constations déjà les prémisses d’une baisse. En mars, les prix ont diminué fortement (-0,7%) confirmant nos premières analyses. Il faut donc surveiller de près la situation bordelaise comme nous le confirme Thomas Groizard, directeur de l’agence Square Habitat Bordeaux Nansouty. « Le marché se tend un peu. Les prix à Bordeaux ont augmenté de presque 17 % en 2017 (+16,5% selon MeilleursAgents). On peut imaginer qu’ils ont atteint un pic. Le problème c’est qu’avec ces prix élevés, les biens peinent à trouver acquéreur. Une maison que nous avions estimée 420 000 euros a été proposée à 500 000 euros par une agence concurrente qui a obtenu le mandat. Aujourd’hui le bien est affiché à 420 000 euros et n’est toujours pas vendu. Par ailleurs, la demande est en baisse et les prises de décision des acheteurs sont plus longues. Le deuxième trimestre va être décisif : va-t-on basculer sur cette tendance ou va-t-on faire face à une stagnation ? »
Autres baisses sensibles : Nantes (-0,9%) et Toulouse (-0,2%).
A l’inverse, les hausses sont notables à Marseille (+0,4%), Lyon (+0,7%), Montpellier et Rennes (+0,9%) démontrant une fois de plus l’attractivité de ces grandes capitales régionales. Après un démarrage assez lent en début d’année, les prix retrouvent de la vigueur en cette fin de premier trimestre.
La situation de Strasbourg est, à ce titre, emblématique : Julien Henge, directeur de l’agence Groupimmo Bonaparte Immobilier Strasbourg constate : « La demande est beaucoup plus forte depuis quelques mois que ce soit du fait des taux bas ou, de façon moins empirique, parce que les gens ont le sentiment que l’économie va mieux. Alors qu’auparavant, les acheteurs ne se rendaient disponibles que le week-end pour visiter, voulaient venir une deuxième fois afin d’estimer le montant des travaux avant de faire une offre… Désormais, ils se libèrent au plus vite pour faire la visite et demandent comment bloquer le bien quelques jours voire font une offre immédiatement. D’ailleurs, on a désormais presque toujours une proposition au prix comme ce fut le cas pour cette maison de 200 mètres carrés vendue dès la première visite pour un budget pourtant conséquent de 441 000 euros. »
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