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Source : JT 20h Semaine
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Le 20H
Au cœur de Toulouse, ces immeubles soutenus par des étais sont le symbole d'un centre-ville vieillissant. Des catastrophes évitées de justesse, notamment dans cette résidence, il y a un mois. "J'étais dans l'immeuble au-dessus du restaurant Santoscha, au deuxième étage, les deux grandes fenêtres que l'on voit", confie Sophie. Elle était chez elle ce jour-là. "Les pompiers ont dit, prenez le strict minimum sur vous, on descend, il y a un risque d'écroulement, il faut évacuer de suite. J'ai pris des chaussures, mon téléphone et je suis descendue", se remémore-t-elle. Elle a même filmé la scène via son téléphone. Sur sa vidéo, on entend l'un des pompiers sonner vivement l'alerte : "Ce n'est pas une blague, l'immeuble est en train de se casser la gueule". Aujourd'hui, ces affaires sont toujours à l'intérieur. Les travaux de consolidation devraient prendre plusieurs mois. "Ce n'est pas simple à gérer. Tous les locataires de l'immeuble, on cherche à partir un peu de cette vieille ville parce que les risques sont quand même présents", conclut-elle visiblement résignée. Car à Toulouse, les évacuations en urgence se multiplient. Rien que depuis le début de l'année, déjà 18 arrêtés de mise en péril. 
Il y a un an, un immeuble s'est effondré en plein centre-ville. Sans faire de victime. Mais de quoi provoquer un sentiment d'insécurité chez certains Toulousains jusque dans leur logement. "Il y a toute une rue où il y a eu trois immeubles qui ont été évacués. C'est vrai que ça fait un petit peu peur", reconnaît un habitant. Mais pourquoi ces bâtiments menacent de s'effondrer ? Dans le centre, les facteurs de risque s'additionnent. Un bâti ancien sur un sol argileux. Et les infiltrations d'eau qui provoquent plus de 60 % des désordres structurels. C'est le cas de ces immeubles évacués il y a deux semaines. L'eau infiltrée menace la structure des bâtiments. Une partie des habitants a pu regagner les logements. En attendant les travaux, Thierry n'est pas rassuré : "Tout ça, on dirait que c'est pourri. Au prochain gros orage, ça peut être très dangereux". 
Dominique Boussuge, présidente au sein des Experts Vauban et de l'institut international des experts, traque les fragilités des bâtiments. Comme cette poutre pourrie. Ou encore ces tassements de sol. "Il y a une inflexion du plancher. Si les poutres du plancher cèdent, les murs se referment en sandwich. Et c'est l'effondrement de l'immeuble", alerte-t-elle. Ici, comme dans de nombreux cas, le problème, selon elle, est le manque d'entretien des copropriétaires. "Le climat se modifie énormément. On a beaucoup plus de pluies intensives sur des secteurs très courts. Et beaucoup plus de sécheresse l'été. Donc si on ne traite pas toutes ces infiltrations et tous ces désordres sur le bâti, on aura de plus en plus de risques d'effondrement sur tout le territoire national", estime l'experte. Mais il arrive aussi que des travaux fragilisent le bâti. Prochainement, chaque rénovation ou agrandissement devra être obligatoirement déclarée. Et un diagnostic structurel pourra être exigé. "Quelqu'un qui réalise des travaux chez lui, sans avoir pris la peine d'avoir ses autorisations d'urbanisme, sans bureau d'études, sans architecte, le jour où il arrive à un problème, il est complètement responsable du problème", prévient Claire Nison, conseillère municipale déléguée (SE), en charge de la sécurité des bâtiments. 
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D'autres travaux interrogent ceux de la nouvelle ligne de métro. À 20 mètres de profondeur, le tunnelier creuse. Et en surface, les habitants s'en rendent compte. Sur les murs d'une maison, des dizaines de fissures sont apparues en une nuit, il y a un mois. La propriétaire de 88 ans dit avoir ressenti un micro-séisme. Même constat dans l'immeuble attenant. Des capteurs ont été fixés pour suivre l'évolution des dégâts. Chez cette locataire, les fenêtres ne ferment plus. Alors, la mise en service du métro a de quoi l'inquiéter. "Il y a des endroits où le sol vibre. Pour moi, ça va aller en empirant", craint-elle dans la vidéo du 20 H de TF1 visible en tête de cet article. De son côté, l'opérateur de la future ligne de métro reconnaît en partie les faits. Et cherche à rassurer : "Lorsque le tunnelier est passé sous ce bloc de maison, une partie de la terre située au-dessus est tombée". C'est le seul cas de ce genre repéré. D'après un récent diagnostic, Toulouse compterait 150 immeubles potentiellement fragiles.
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