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Ce défaut peut rendre une maison invendable : 22 millions de foyers bientôt concernés ? Même si les biens immobiliers qui présentent cette particularité sont moins chers, ils ne trouvent pas toujours d’acquéreurs.
Pour José Bonache, mandataire immobilier au sein du réseau Expertimmo et formateur en pathologies du bâtiment, ce défaut au sein d'une maison provoque des réactions épidermiques auprès des potentiels acheteurs. Notamment des plus novices. "En voyant cela, certains s'imaginent d'emblée que la maison a été mal construite, qu'elle s'apprête à s'écrouler et refusent donc de l'acheter. Tant qu'ils ne connaissent pas l'origine de ce défaut, ils ressentent un sentiment de peur qui n'est pas toujours rationnel", explique-t-il. "J'ai déjà eu vent de potentiels acquéreurs qui sont partis en courant au moment de la visite", confie-t-il. Les acheteurs plus aguerris prennent davantage de recul par rapport à la présence de ce défaut. "Ceux-là interrogent leur agent immobilier sur les risques d'évolution, d'où l'intérêt que les professionnels soient formés", indique-t-il.
Même lorsque les potentiels acheteurs sont chevronnés et que l'agent immobilier se veut rassurant sur son origine, la présence de ce défaut dans une maison freine les ardeurs. "Dans la majorité des cas, les acheteurs sont d'accord pour faire quelques travaux de rénovation comme la peinture. Mais pas de s'occuper de la structure du bâti et de travaux de renfort…", précise-t-il. Et pour cause : lorsque les fissures, puisque c'est d'elles dont il s'agit, sont structurelles, les travaux de réparation (injection de résine, consolidation par micropieux…) peuvent être lourds et coûteux (plusieurs dizaines de milliers d'euros, pris en charge par les assurances sous conditions).
Évidemment, les maisons qui présentent des fissures ne sont pas affichées au même prix que celles qui n'en ont pas. "À condition que le propriétaire vendeur en soit conscient et accepte une décote, ce qui n'est pas toujours le cas", constate José Bonache. Cette décote varie entre 20 et 30% du prix du marché, parfois plus lorsque les sinistres sont graves, selon la société Fissuration.fr. Il est arrivé à l'agent mandataire de rencontrer des professionnels de l'immobilier "qui préféraient refuser de s'occuper de la vente de ce type de biens" plutôt que de se retrouver avec une maison fissurée sur les bras.
Une étude menée en 2024 par l'association Conséquences et la start-up Callendar s'intéresse au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA), notamment à ses impacts sur nos bâtis. Elle indique que 11 millions de maisons individuelles sont aujourd'hui concernées par ce problème. Un nombre qui pourrait doubler d'ici 2050, du fait du réchauffement climatique. Ce sont donc 22 millions de maisons qui pourraient bientôt être affectées par ce défaut visible, qui rend certaines maisons invendables. Alors qu'il y a trois décennies, le phénomène touchait uniquement quatre régions en France (l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, le Centre Val-de-Loire et l'Ile-de-France), d'autres territoires sont peu à peu concernés. D'ici 2050, la Bretagne et la Normandie pourraient par exemple connaître une progression respective de 161% et de 124% du nombre de sinistres liés au RGA.
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