Entre Nice et Cannes, bordée par le Var et ouverte sur la Méditerranée, Saint-Laurent-du-Var séduit par sa praticité autant qu’elle divise parfois par son urbanisation. Le marché immobilier y reflète ces paradoxes : dynamique, très demandé, mais déjà saturé, notamment dans le locatif.
« On ne dira pas que Saint-Laurent est la plus belle ville de la Côte d’Azur mais elle a plein d’avantages » concède sans détour Sébastien Mia, gérant d’Atrio Immobilier.
Avec son urbanisation dense – la plus forte du département selon lui -, la commune souffre parfois d’une image de cité-dortoir. Mais cette réputation cache une réalité bien plus nuancée !
L’atout majeur de Saint-Laurent-du-Var reste sa situation géographique : en plein cœur des Alpes-Maritimes, à dix minutes de l’aéroport, reliée à Monaco comme à Sophia Antipolis.
« C’est une ville hyper-pratique, idéale pour les actifs » souligne le professionnel, évoquant aussi bien les cadres que les employés du secteur aérien ou encore… certains footballeurs de l’OGC Nice.
Historiquement en pointe par rapport à ses voisines, avec ses HLM avant-gardistes et son front de mer aménagé, Saint-Laurent a vu Cagnes-sur-Mer la rattraper. Mais les grands travaux en cours – requalification de l’avenue De Gaulle, opérations pour un véritable centre-ville – pourraient changer la donne.
Déjà, les prix progressent dans les coins en transformation. En moyenne, comptez 6.000 euros le m² sur le littoral, contre 4.500 euros en centre-ville. Plus haut, les Plateaux Fleuris tire leur épingle du jeu. « C’est le Fabron de Saint-Laurent-du-Var » décrit Sébastien Mia.
Immeubles récents, terrasses généreuses, calme résidentiel… le secteur n’a rien à envier aux hauteurs niçoises, avec des prix en conséquence. Les quartiers des Vespins ou de Saint-Marc, proches de la mer et des commerces, restent également très recherchés.
Autre constat : la rareté des villas, notamment à la location. « On a du mal à trouver, même avec des budgets de 5.000 à 7.000 euros par mois » confie l’agent. Résultat : un marché locatif totalement saturé, reflet d’une problématique plus large sur l’ensemble du territoire maralpin.
Quant au neuf, il reste inégal. La hausse des coûts de construction a freiné les ventes, mais l’équilibre revient peu à peu. Les programmes en périphérie trouvent leur public, tandis que le centre-ville peine davantage.
À la différence de Saint-Paul-de-Vence ou de Mougins, Saint-Laurent-du-Var attire peu d’acheteurs étrangers. « On est davantage sur une clientèle française, active ou retraitée » précise Sébastien Mia. Les Laurentin(e)s, très attachés à leur ville, renforcent cette identité locale.
Et si elle n’a pas l’aura de Cannes ou la carte postale de Menton, Saint-Laurent-du-Var reste, pour ceux qui y vivent, une commune dynamique et pratique, avec une offre commerciale unique sur la Côte d’Azur grâce à Cap 3000 et sa promenade de bord de mer.
« Ce n’est pas une ville de vacances, mais pour y vivre, c’est top » résume le gérant d’Atrio Immobilier, qui y a lui-même résidé pendant dix ans. Un constat qui explique sans doute pourquoi, malgré ses chantiers et ses quelques imperfections, le marché immobilier laurentin reste l’un des plus tendus du département !
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Très beau rapport d’expert mais a t’il pris en compte la circulation et les bouchons dus à une urbanisation sans amélioration de la voirie…
St Laurent du Var est une ville où il fait bon vivre un point stratégique entre Cannes et Nice près de la mer c est pour cela que beaucoup de monde a envie d y habiter
DEPUIS 2020
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