Si la baisse des taux d’emprunt et la stabilisation des prix ont permis au marché immobilier de reprendre des couleurs depuis le début de l’année 2025, force est de constater que l’acquisition d’un bien dans la capitale relève encore du simple rêve pour nombre de porteurs de projets. Quel salaire faut-il toucher pour espérer y acquérir un appartement de 40 mètres carrés ? Le point sur la question.
Selon la dernière analyse du marché immobilier des Notaires du Grand Paris publiée en février dernier, les prix immobiliers affichés au sein de la capitale semblent se stabiliser autour de 9 500 € le mètre carré. Cependant, de 7 683 à 15 091 € le mètre carré, les diversités demeurent en fonction des arrondissements. Ainsi, si l’on interroge l’outil d’estimation des prix immobiliers de SeLoger, les prix moyens au mètre carré se montaient en février à :
À noter que la majorité des arrondissements parisiens se situent toujours au-delà des 10 000 euros par mètre carré, au mois de février 2025.
Acquérir un bien immobilier à Paris n’est décidément pas à la portée de toutes les bourses. Ainsi, selon une étude publiée en avril 2023 par la start-up Virgil, une solution qui facilite l’accès à la propriété aux jeunes actifs, un primo-accédant doit toucher un salaire brut annuel moyen de 97 490 € pour acheter un appartement de 40 mètres carrés dans la capitale, soit un salaire mensuel de 8 116 euros brut.
En 20 ans, le pouvoir d’achat immobilier a ainsi diminué de moitié à Paris. Pour une surface de 40 mètres carrés, un primo-accédant devait alors gagner en moyenne 42 047 euros par an pour acheter à Paris intra-muros.
Selon une étude réalisée par Vousfinancer, avec un crédit sur 25 ans à 3,6 % et 10 % d’apport, le SMIC revalorisé au 1er novembre dernier à 1 426,30 € net par mois permettrait d’acquérir un bien de seulement 9 mètres carrés dans la capitale.
Après la hausse de la taxe foncière en 2022, un nouveau coup dur s’est abattu sur les propriétaires parisiens. Le 11 février dernier, le Conseil de Paris a en effet voté en faveur du relèvement du plafond des DMTO de 0,5 point, comme le permet la loi de finances 2025. À partir du 1er avril 2025, les droits de mutation à titre onéreux – plus connus sous le nom de « frais de notaire » – passeront ainsi de 4,5 % à 5 % pour une durée de trois ans. Seuls les primo-accédants à la propriété seront exonérés.
Une mauvaise nouvelle pour les acheteurs, puisque cette hausse représente un coût supplémentaire non négligeable. Par exemple, pour l’acquisition d’un bien immobilier ancien au prix de 300 000 euros, cette augmentation entraînera un surcoût d’environ 1 500 euros.
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