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Les grands chantiers seront encore nombreux à Nîmes en 2026 et même si les élections municipales de 2026 peuvent freiner les initiatives. On fait le point.
D’importants chantiers vont se poursuivre et quelques-uns lancés en 2026 à Nîmes et sa périphérie malgré les élections municipales de mars prochain qui auraient pu freiner les initiatives dans l’attente d’une nouvelle équipe dirigeante issue des urnes. Des projets immobiliers privés sortent progressivement de terre, là aussi dans un contexte plus difficile pour commercialiser les lots et attirer les investisseurs sans véritable dispositif digne de ce nom. Voici une liste non exhaustive de ces chantiers emblématiques.

Depuis la démolition de l’ancien garage Citroën, de bâtiments et de l’abattage de 178 arbres, les piétons qui se promènent sur le boulevard Natoire ne peuvent pas ignorer le début du chantier du futur parc urbain Jacques-Chirac. Un projet municipal d’ampleur avec plusieurs dizaines d’hectares de surface, de verdure qui comprendra 1 651 arbres et 14 000 arbustes plantés. Après avoir œuvré cet automne durant la fenêtre écologique, les travaux vont se poursuivre en 2026. Près de 6 M€ seront consacrés aux travaux.
Après l’élagage, place aux aménagements (réseaux eau, électricité, éclairage public), pose de mobiliers, jeux et clôture. Il faudra toutefois patienter jusqu’à l’automne 2027 pour découvrir le nouveau parc urbain.
Porté par l’Agglo avec la SPL Agate, le projet de Zac du Marché gare, sur la route de Montpellier, bat son plein. Dans cette zone d’activité agroalimentaire créée dans les années 1950, la requalification permettra de faire émerger un écoquartier d’ici 2030 avec 60 000 m2 de bureaux et services, 35 000 m2 d’agroalimentaire, 8 400 m2 d’activités artisanales et 7 000 m2 de tiers lieux. Les premières livraisons de l’offre tertiaire et des tiers lieux interviendront cette année ainsi que les travaux dans l’espace public.

Immense projet que celui porté par la filiale Languedoc Patrimoine du Crédit agricole du Languedoc. Le futur parc du Mas de Cheylon comprendra 16 335 m2 de surface plancher pour accueillir des commerces, des activités artisanales et des bureaux. Conçu par Cirrus Pégase et RCA Architectes, ce projet à l’ouest de la ville sera livré au premier semestre 2028. Premiers travaux prévus normalement à partir du printemps prochain.
Cela bouge depuis plusieurs mois dans le secteur Kennedy, notamment sur le site de l’ancienne clinique où deux grandes grues dominent les travaux d’ampleur de la future résidence Nova portée par Kaufman & Broad. 121 logements, dont 74 pour les étudiants, commencent à sortir de terre cette année sur cette ancienne friche de 8 500 m2. À proximité, treize lots de bureaux du programme Le Namas sont annoncés par Arthur Loyd, Cushman & Wakefield, DGI et Cirrus Pégase.

Un peu plus haut, au 409 chemin de Pissevin, Vinci Immobilier Méditerranée et Ovelia achèveront en 2026 les 102 logements seniors.
Au-delà de Kennedy, plusieurs projets immobiliers sortent de terre comme les 75 logements pour les gendarmes avenue Pierre Gamel ou l’agence de France Travail au parc Georges Besse.
L’an dernier, la rénovation urbaine s’est poursuivie avec, comme temps fort, la démolition des tours Matisse par foudroyage à Pissevin. Cette année, ce sera, certes, moins spectaculaire mais les projets d’ampleur ne manqueront pas. Il n’est pas étonnant alors d’apprendre que la Ville consacrera 36 M€ à l’ANRU avec à Pissevin l’émergence de la Porte des Arts, la démolition de l’immeuble Angloro, du gymnase Diderot, la réhabilitation de la ferme qui deviendra la Bastide des garrigues, sans oublier la future école Claudie Haigneré, les projets à Valdegour, au Chemin-Bas et au Mas de Mingue (création d’un centre administratif intégré au centre Jean-Paulhan).

La Ville de Nîmes maintiendra ses efforts sur la voirie (17 M€), notamment pour les interventions suscitées par les remarques de la population, pour poursuivre l’effort sur les pistes cyclables. Cette année, c’est après les élections municipales que certains aménagements pourraient être lancés. On pense ici à la poursuite des travaux sur l’ancienne route d’Alès. Ce qui est certain, c’est que le chantier de la voie urbaine sud de Nîmes, démarré à la fin de l’année, ne va pas s’arrêter. Il doit relier la route de Beaucaire au chemin de la Tour de l’Évêque d’ici la fin de l’année.

Les travaux d’aménagements hydrauliques en tunnelier des cadereaux d’Uzès et des Limites battront leur plein en 2026 pour lutter contre les inondations. Il s’agit de multiplier par dix les capacités hydrauliques des cadereaux d’Uzès et des Limites à Nîmes et de réduire la vulnérabilité des zones à l’est de Nîmes. Cette année, la troisième phase prévoit des travaux en technique micro-tunnelier au niveau du tronçon Limites Amont pour un coût estimé à 7 M€.
Le projet de restauration des arènes attaque sa dix-septième année, ce qui permet de déceler ce qui dégrade les pierres avant une intervention. Le traitement de la couronne extérieure reste le plus spectaculaire. La moitié de la couronne sera traitée cette année, des travées 12 à 16 en face du palais de justice pour plus de 3,3 M€ hors taxe.
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