Mercredi 2 avril Fête des Sandrine
Mercredi 2 avril Fête des Sandrine
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À l’époque, Sainte-Marthe était un village. Désormais, l’étroite rue Étienne Dolet parfois sans trottoir et qui traverse ce quartier de Marseille est digne d’une voie rapide, raccourci des automobilistes pour rejoindre l’autoroute nord. Les riverains en ont marre.
Quand Lionel part faire sa balade du matin, il passe forcément par la rue Etienne Dolet, qui devient ensuite chemin du Four de Buze. Une voie étroite, cinq mètres maximums avec des trottoirs très étroits par endroits, voire aucun trottoir.
« Il y a 30 ans, ça ne posait pas de problème. Il n’y avait pas autant de monde. Mais aujourd’hui, c’est très dangereux. Ça m’est arrivé deux ou trois fois de me prendre un rétroviseur dans l’épaule », explique-t-il.
Patrick est né ici. Il ajoute : « Il y a une école, un collège et deux centres pour personnes handicapées le long de cette rue ! Avec un fauteuil ou avec une poussette, par endroits, vous ne passez pas. Et les voitures, elles ne ralentissent absolument pas.« 
Le moment où le trafic est le plus intense, c’est bien sûr aux heures de pointe. C’est aussi là qu’il y a le plus d’enfants du quartier qui se rendent à l’école. Comme Liam en 6e au collège Margalhan. « Parfois je sens que les camions me frôlent. Je tends ma gourde, exprès pour qu’ils m’évitent. » Tous les riverains le disent : c’est un miracle s’il n’y a pas encore eu de grave accident.
Le problème est connu des pouvoirs publics depuis une dizaine d’années. « Ça a posé problème lorsque les Hauts de Sainte-Marthe ont commencé à se développer », explique le président du comité de quartier de Sainte-Marthe Mohamed Berbiche. Ça concerne donc le quartier Saint-Mitre mais aussi Plan-de-Cuques, Allauch, Aubagne etc. « Pour tous ces gens, la rue Etienne Dolet est devenue un raccourci pour rejoindre l’autoroute Nord. »
En 2019, une autre voie a été créée : la U240, appelée « Avenue du parc Montgolfier », censée désengorger la rue Etienne Dolet. « Mais elle ne remplit pas son rôle, selon M. Berbiche. Elle est bien trop longue et les gens continuent de passer par ici, à toute allure« .
Les voitures défilent bien au-dessus de la limite de 30 km/h. Tout le long de la rue, il y a des priorités à droite qui ne sont quasiment jamais respectées selon les riverains. Forcément ça crée des conflits.
Anne-Marie habite à un angle particulièrement dangereux. « Je suis aux premières loges ! Les camions, les moteurs, les klaxons, les insultes … On a dû tripler la vitre de notre chambre à cause du bruit. Et l’été, même si on crève de chaud, on n’ouvre pas. C’est devenu infernal et ça, ça fait des années qu’on le dit.« 
La mairie du 13e et 14e arrondissement de Marseille est bien au courant du dossier depuis une dizaine d’années. C’est la métropole qui est en charge de l’aménagement vie la délégataire SOLEAM.
Récemment, le comité de quartier a reçu un courrier de la Métropole. Un aménagement à sens unique est envisagée, la solution idéale pour les habitants. La mairie assure que des groupes de travail avec le délégataire et les riverains sont organisés pour trouver une solution. Mais le président du comité de quartier, M. Berbiche, se sent mené en bateau : « Ça fait cinq ans qu’ils nous disent ça. C’est trop lent. Nous, il nous a fallu 15 jours pour trouver la solution, eux des années !« 
La mairie affirme que « malheureusement, tant que les travaux de la toute nouvelle ZAC des Hauts de Sainte-Marthe ne sont pas finis, aucun aménagement de voirie définitif ne peut être fait.« 
En septembre une petite fille de 4 ans était percutée grièvement par une voiture aux abords de l’école Bonneveine 1. Pour sécuriser l’établissement la mairie installe des feux tricolores et une circulation alternée sur une seule voie. Une solution qui fait grincer des dents commerçants et riverains.

À Marseille, cinq mois après les effondrements de la rue de Tivoli, les riverains du Chemin de la Madrague-Ville, dans le 15e arrondissement, ne comprennent pas pourquoi les gravats des immeubles effondrés sont toujours stockés sur un terrain municipal qui n’est plus gardienné.

Depuis des mois, le comité d’intérêt de quartier alerte les autorités sur la montée des incivilités, cambriolages et même agressions. Trop éloigné du centre, le quartier du 13e arrondissement de Marseille peine à faire venir la police. Les citoyens sont appelés « à assurer eux-mêmes leur sécurité ».

Dans le quartier de la Valentine (11e arrondissement de Marseille), les riverains sont en colère. Cela fait plusieurs mois que la collecte des déchets est défectueuse. Parfois, le camion de poubelles ne passe pas pendant plusieurs jours.

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